10.000 Rohingyas seraient attendus en Thaïlande

D’après Larédac à 09h00 le 16 Octobre 2014

Les autorités thaïlandaises intensifient les mesures visant à empêcher l’entrée illégale des Rohingyas, qui fuient les persécutions du Myanmar (Birmanie) voisin.

Que ce soit par la terre ou par mer, les entrées illégales se sont accentuées entre les mois d’Octobre/Novembre et Avril, et cela depuis quelques années, augmentation qui s’accroît après la période de la mousson.

Les Rohingyas – qui sont musulmans – ont fui pendant des années de l’ouest de l’État de Rakhine au Myanmar, où ils font face à des discriminations et répressions des plus sévères, dans tous les aspects de la vie quotidienne, parquets pour la plus part dans des camps , interdiction de quitter leur territoire assigné par un gouvernement qui les considère comme des « Bengalis » – afin de faire croire qu’ils ne sont pas légitimes (en provenance du Bangladesh), dans leur propre pays.-

« Les agences de sécurité ont estimé que plus de 10.000 Rohingyas qui vont arriver en Thaïlande via Ranong et des provinces voisines entre le mois prochain (novembre) et Avril l’année prochaine, » a déclaré hier vice-gouverneur de Ranong Pinij Boonlert.

Ranong Pinij Boonlert agissant pour le gouverneur de Ranong, est le chef du bureau central et commande les opérations de sécurité intérieure de Ranong; et ce en donnant des instructions aux autorités locales sur la façon de résoudre le problème Rohingyas.

Pour lui l’afflux, illégal, des Rohingyas, va entraîner pour la Thaïlande une charge, supplémentaire à assumer : « C’est un gros problème.« 

Et précise que la Loi thaïlandaise : stipule clairement que tout migrant illégale doit être expulsé.

La présence de migrants en situation irrégulière pourrait menacer la sécurité nationale et accroître d’autres risques, tant sociaux, politiques que diplomatiques…

Au cours des derniers jours, les autorités ont arrêté plus de 200 Rohingyas dans le sud de la Thaïlande.

Une source bien informée a affirmé que certains migrants illégaux ont plongé dans l’eau (en plein océan), quand ils ont repéré les navires des gardes frontières, ils ont été emportés par les vagues et on ne les a pas revu. Leur sort est resté inconnu… Dieu seul sait ce qui leur est advenu.

Ranong Pinij Boonlert demande à l’ISOC d’établir une ligne directrice pour traiter la question Rohingyas.

« Nous allons les traiter conformément aux principes humanitaires, le respect de leurs droits humains et les lois internationales. Mais nous aurons à les expulser, » a t-il dit.

Mise au point sur les agents

Un migrant clandestin aurait été arrêté et aurait été identifié comme passeur, ce qui soulignerait donc un trafic de contrebande d’humains. Une enquête sur ce point devrait être lancée pour trouver ce passeur et son réseau.

« Ces agents (passeurs et fonctionnaires qui auraient participé à ce trafique) ont bafoué la législation thaïlandaise, » pour Ranong Pinij Boonlert.

Ranong Pinij Boonlert affirme ; que les autorités ont la conviction, qu’il y a beaucoup de passeurs, vue que les Rohingyas qui ont été arrêté en situation irrégulière, l’ ont souvent été avec des téléphones mobiles en leurs possessions.

Les autorités compétentes prévoient de sensibiliser le public afin que les gens comprennent que la présence des migrants en situation irrégulière pourrait nuire au pays.

Beaucoup de Rohingyas utilisent des petites embarcations de pêche et parcours près de 1400 km de Maungdaw du Myanmar à Ranong.

« Ils seront généralement cachés sur une île à proximité, divisés en petits groupes, puis ils se faufileront dans la Thaïlande, » a spécifié Ranong Pinij Boonlert…

source : avec Reuters, Associated Press, Asianone, Dunia (journal indonésien)