Algérie : Bouteflika prêt pour un quatrième mandat

D’après Larédac’ à 14h00 le 24 Février 2014

La présidence l’a confirmé ce samedi : Abdelaziz Bouteflika est candidat à sa propre succession. Le président doit retirer dimanche les documents nécessaires à sa candidature au ministère de l’Intérieur, a précisé la télévision algérienne, assurant que la décision du chef de l’Etat de briguer un quatrième mandat intervenait selon lui « en réponse à la demande pressante des citoyens et citoyennes de tout le pays« .

Cependant, le peuple n’a pas l’air du même avis puisqu’une manifestation contre cette décision a été déclenchée, qui a été réprimée comme à l’accoutumée. Cette manifestation pourrait bien faire réveiller les plus endormi d’ici au 17 avril, date qui scellera le sort de l’Algérie pour les 5 prochaines années.

Au pouvoir depuis 1999, un record de longévité en Algérie, Abdelaziz Bouteflika a été hospitalisé 80 jours en France en 2013 pour un AVC, et il n’a pas pris la parole en public depuis.

Comme le rappelle Mourad Hachid, rédacteur en chef du site d’El Watan, nul ne sait quel sort le président malade réserve à l’Algérie s’il est élu le 17 avril prochain. « Le pays demeure aujourd’hui pratiquement à l’arrêt, souligne le journaliste. Institutions, économie, tout est bloqué depuis deux ans. » Soit depuis que l’état de santé du chef de l’État s’est considérablement aggravé.

Son lieutenant, le patron du Front de libération nationale (FLN, parti majoritaire à l’Assemblée et dont Bouteflika est le président d’honneur, NDLR) Amar Saïdani était monté au créneau début février pour faire taire les sceptiques. Fait rare, il avait osé s’attaquer à un véritable mythe : le général Mohamed Mediène, dit « Toufik », directeur du tout-puissant Département du renseignement et de la sécurité (DRS). Cet homme de 74 ans, dont peu connaissent ne serait-ce que le visage, est à la tête d’un véritable État dans l’État, imposant ses vues dans tous les secteurs du pays. « Le DRS a profité de la lutte contre le terrorisme pour être redéployé dans toutes les institutions de l’État« , souligne le politologue algérien Rachid Tlemçani.

Source : Afp, Reuters; El Watan, agences de presses algériennes