Après l’Egypte et l’Inde, le Qatar s’équipe de Rafale

Après la signature du contrat avec l’Egypte et l’Inde, le « fleuron » de l’aéronautique militaire tricolore est sur le point de remporter un contrat avec le Qatar.

Avec ce bilan incroyable : si l’on additionne les 24 Rafale pour Le Caire, les 36 pour New Delhi et les 36 du Qatar aux 180 commandés à ce jour par l’armée de l’air française (restée pendant trente ans le seul client), on en déduit qu’un Rafale sur quatre est désormais exporté, contre zéro il y a encore moins de deux mois .

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Le Qatar va acquérir 24 avions de combat Rafale, a confirmé mercredi l’Elysée qui précise que François Hollande se rendra à Doha le 4 mai afin d’assister à la signature des contrats.

François Hollande « s’est entretenu hier (mercredi) avec Cheikh Tamin ben Hamad Al Thani, émir du Qatar. Ce dernier lui a confirmé son souhait de voir son pays acquérir 24 avions de combat Rafale« , annoncé l’Elysée dans un communiqué, saluant ce « nouveau succès à l’exportation » après les contrats signés avec l’Egypte et l’Inde.

Cet accord, qui doit conclure des mois de négociations entre la France et le Qatar, porte sur une commande ferme de 24 appareils, avec une option sur 12 appareils supplémentaires du constructeur français Dassault, ont précisé ces sources ayant requis l’anonymat.

Déjà en 2014 !

Les États-Unis et le Qatar avaient conclu, en juillet 2014, un accord d’un montant évalué à 11 milliards de dollars (soit 8 milliards d’euros) portant sur la livraison à l’émirat d’hélicoptères de combat Apache ainsi que de missiles Patriot et de systèmes de défense anti-aérien Javelin.

Le ministre de la Défense du Qatar, Hamid ben Ali Al-Attiyah, a signé ce contrat à l’issue d’entretiens avec son homologue américain Chuck Hagel à Washington, ont précisé ces responsables qui s’exprimaient sous le couvert de l’anonymat.

Dans le détail, l’émirat acquiert une dizaine de radars et 34 lanceurs de missiles Patriot, fabriqués par le groupe de défense américain Raytheon, et destinés à la défense anti-missile. En outre, Doha achète 24 hélicoptères d’attaque Apache et des missiles anti-char Javelin, selon les mêmes sources.

Il s’agissait d’un des plus gros contrat d’armement passé par les États-Unis.

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Cet armement de guerre servira contre qui ?

Dès que le Qatar acquerra ses avions, les ÉtatS « arabes » voisin vont-ils en faire de même ? Se fourniront-ils chez d’autres fournisseurs tels les USA ou la Russie ; en somme une course à l’armement entre les États du Golf Persique…

L’Iran verra certainement cela d’un mauvais œil…

Carte présence militaire 2002

Contrer la menace iranienne ?

Par l’achat de ces armes, le Qatar entend ainsi s’équiper pour contenir la menace qu’il voit dans l’Iran voisin. Les responsables américains pressent depuis longtemps leurs partenaires du Golfe de mettre en place un réseau coordonné de défense anti-missile pour faire face à la menace de l’Iran, mais une telle coopération a mis du temps à s’installer.

La vente de ces armes devrait améliorer les relations diplomatiques et de sécurité des États-Unis avec le Qatar, a estimé l’un des responsables, malgré des différends qui persistent sur le dossier syrien et notamment l’aide de Doha à certains groupes rebelles jugés trop radicaux par Washington.

« C’est un investissement dans la prochaine génération (de dirigeants militaires)… C’est un investissement sur le long terme », a souligné l’un des responsables.

D’autant que le Qatar abrite le Centre des opérations aériennes combinées (CAOC), capital pour l’armée américaine car les hauts responsables militaires y supervisent leurs avions de combat en Afghanistan et surveillent le trafic aérien à travers le Moyen-Orient.

Source : avec Afp, Reuters, Globaltrade.net, l’Orient le Jour, Al hayat, Les Echos….