Arabie saoudite : Un militant saoudien des droits de l’Homme condamné à 15 ans de prison pour insulte aux autorités

D’après Larédac’ à 17h18 le 07 Juillet 2014

Un éminent militant saoudien des droits de l’Homme, l’avocat Walid Aboulkheir, a été condamné dimanche à 15 ans de prison pour insulte aux autorités, c’est ce qu’ont annoncé ses proches via le réseau social Twitter.

« L’avocat Walid Aboulkheir vient d’être condamné à 15 ans de prison, à autant d’années d’interdiction de voyage et à 200.000 riyals (54.000 dollars environ) d’amende« , ont annoncé dans un tweet les proches de ce militant détenu depuis la mi-avril.

Contacté par l’AFP, son épouse Samar Badawi a confirmé le verdict, ajoutant que son mari le rejetait en bloc. « Walid ne reconnaît pas la légitimité de cette juridiction, il refuse de reconnaître son jugement et n’a pas l’intention de faire appel« , comme l’y autorise la loi.

Elle a précisé que son mari avait été jugé pour une longue série d’accusations dont « atteinte au régime et aux responsables« , « incitation de l’opinion publique » contre les autorités et « atteinte aux autorités judiciaires« .

Il était également poursuivi pour la mise en place d’une organisation non autorisée : l’Observatoire des droits de l’Homme en Arabie saoudite !

Selon Samar Badawi, son époux a fait une demande aux autorités pour fonder cet observatoire, mais n’avait jamais reçu de réponse.

La justice saoudienne avait ordonné le 16 avril l’arrestation de Walid Aboulkheir, arrêté au tribunal alors qu’il assistait à la cinquième audience de son procès pour insulte aux autorités.

Amnesty International avait alors réclamé sa libération immédiate, affirmant qu’il était clair que M. Aboulkheir était puni « pour son travail protégeant et défendant les droits de l’Homme« .

« C’est un prisonnier de conscience et il doit être relâché immédiatement et sans conditions« , avait souligné le 17 avril Said Boumedouha, directeur adjoint du Programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International.

Pour lui, cette détention est un « exemple inquiétant de la manière dont les autorités saoudiennes abusent du système pour faire taire la contestation« .

En octobre M. Aboulkheir avait déjà été condamné à trois mois de prison pour « insulte à la justice » et pour avoir signé il y a deux ans une pétition critiquant les autorités.

Le même mois, il avait été arrêté pour avoir organisé une réunion « non-autorisée » de militants pro-réformes, avant d’être rapidement libéré sous caution.

En mars 2012, il avait été interdit de voyager alors qu’il devait se rendre aux États-Unis pour assister à un forum organisé par le Département d’État américain.

Les Saoud et les États-Unis (paraît-il pays des droits de l’Homme, bien sûr dans son pays, une fois sortie cela compte plus !)


Pourtant les Saoud son copains avec les USA … En cela voyons le pacte de Quincy : 

Le 14 février 1945, Roosevelt rencontre le roi d’Arabie saoudite à bord du croiseur américain, Quincy, afin de mettre définitivement un terme à la domination européenne sur place. Inflexible sur certains points, tels que le sort des juifs de Palestine, qui, à ses yeux, doivent rentrer dans leurs pays d’origine, Ibn-Saoud trouve de nombreux terrains d’entente avec le Président Roosevelt. 

Un pacte qui comportait plusieurs aspects décisifs dans la région était né.

Les USA garantissaient la protection du régime saoudien à la fois contre l’Egypte, le vieil ennemi jordanien, le Shah et l’Iran… en somme contre tout danger provenant du Monde arabe, moyennant un approvisionnement en pétrole à prix modérés…

Ce qui donna aux compagnies américaines le pouvoir de s’installer en louant les terrains contre le versement d’une prime reversée au roi Ibn Saoud, et ce, pour une durée de 60 ans.


Ce pacte a été renouvelé récemment, lors de la visite du roi Abdallah d’Arabie aux Etats-Unis en avril 2005.

Source : Afp, Associeted Press, Al Ekhbariya,  Al Madina, Agence SPA (officielle…)