Az-Zoubayr Ibn Al-Awwam : Le disciple du prophète صلى الله عليه و سلم

     

A la Mecque, bien avant l’exode à Médine, lorsque le Messager (paix et bénédiction d’Allah sur lui) établit les liens de fraternité entre ses Compagnons, il les établit aussi entre Talha (qu’Allah l’agrée) et Az-Zoubayr (qu’Allah l’agrée).

Autrement dit, Az-Zoubayr (qu’Allah l’agrée), dont la mère Safiyya est la tante du Prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui), était l’un des sept premiers musulmans. Il s’était converti alors qu’il avait 15 ans seulement. 

En outre, il était un cavalier entreprenant depuis son jeune âge. Les historiens disent qu’il est le premier à avoir tiré son épée pour la cause de l’Islam. Il la tira après que lui fut parvenue la rumeur de l’assassinat du Prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui). 

A cette époque-là où les musulmans étaient très minoritaires et ne se rencontraient que secrètement dans la maison d’al-Arqam, Az-Zoubayr (qu’Allah l’agrée) sortit, sabre au poing, dans les rues de la Mecque. Il avait l’intention de faire usage de son arme contre les Qouraychites, dans le cas où l’information s’avèrerait vraie. Heureusement, il rencontra le Prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui).

En dépit de son rang honorable à la Mecque, Az-Zoubayr (qu’Allah l’agrée) eut sa part de l’oppression et des supplices. C’était son oncle qui s’en était chargé. Ce dernier enroulait son neveu dans une natte de joncs qu’il entourait d’un feu fumant, asphyxiant. Puis il disait à son neveu: «Dénie le seigneur de Muhammad, repousse donc ce supplice!» Mais Az-Zoubayr (qu’Allah l’agrée) refusait.

Par la suite, Az-Zoubayr (qu’Allah l’agrée) fit les deux émigrations d’Abyssinie, la première et la deuxième. Puis, il revint pour prendre sa place à côté du Prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui) et prendre part au combat sur le chemin de Dieu.

Sa lutte fut si sincère sur les champs de bataille qu’il reçut de très nombreuses blessures. Un de ses compagnons avait dit: «J’ai accompagné Az-Zoubayr ibn al-Awwam dans l’un de ses déplacements et j’ai vu son corps. Il était ondulé par les cicatrices causées par les coups d’épée. Quant aux coups directs des flèches et des épées, on dirait des trous profonds dans son corps. Je lui ai dit: «Par Dieu! J’ai vu en ton corps ce que je n’ai vu chez aucun autre.» Il m’a dit: «Par Dieu, toutes ces blessures, je ne les ai eues qu’avec le Messager de Dieu et pour la cause de Dieu.»

A Ouhoud, lorsque les Qouraychites reprirent le chemin de la Mecque, le Prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui) l’envoya, ainsi qu’Abou Bakr, à la tête de 70 musulmans, pour engager la poursuite. Les Qouraychites, pensant être pourchassés par une avant-garde annonciatrice d’une armée plus grande, s’enfuirent en accélérant leur retrait.

A al-Yarmouk, il fut à lui seul une armée. Quand il vit ses combattants céder devant les troupes byzantines, il lança un ‘Allahou Akbar’ retentissant, fonça droit dans les rangs ennemis, usa courageusement de son sabre avant de revenir parmi ses combattants.

Az-Zoubayr (qu’Allah l’agrée) aimait beaucoup la mort sur le chemin de Dieu. Il avait dit: «Talha ibn Oubaydallah donne les noms des prophètes, alors qu’il sait bien qu’il n’y a plus de prophète après Muhammad. Moi, je donnerai à mes fils les noms des chahids, dans l’espoir qu’ils tomberont en martyrs.»

Ainsi, son fils Abdoullah porte le nom du chahid Abdoullah ibn Jahch (qu’Allah l’agrée) ; son fils Almoundhir porte le nom du chahid Almoundhir ibn Amr (qu’Allah l’agrée) ; son fils Ourwa porte le nom du chahid Ourwa ibn Amr (qu’Allah l’agrée); son fils Hamza porte le nom du chahid Hamza ibn Abdoulmouttalib (qu’Allah l’agrée); son fils Jaâfar porte le nom du chahid Jaâfar ibn Abou Talib (qu’Allah l’agrée); son fils Mousâb porte le nom du chahid Mousâb ibn Oumayr (qu’Allah l’agrée); son fils Khalid porte le nom du chahid Khalid ibn Saïd (qu’Allah l’agrée).

Par ailleurs, le Prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui) était tellement fier de lui qu’il avait dit: «Chaque prophète a un apôtre, et mon apôtre est Az-Zoubayr ibn al-Awwam.» 

Le Prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui) n’avait pas dit cela parce qu’Az-Zoubayr (qu’Allah l’agrée) était son cousin ou l’époux d’Asma (qu’Allah l’agrée) la fille d’Abou Bakr (qu’Allah l’agrée), mais parce qu’il était courageux, généreux et fidèle à la cause de Dieu.

Il était pétri de grandes qualités et il était riche. Toute sa fortune, il la dépensa toute pour la cause de l’Islam, de telle sorte qu’il se retrouva endetté avant de mourir.

Lors de la bataille de Siffin, Az-Zoubayr (qu’Allah l’agrée) fut assassiné traîtreusement par un homme appelé Amr ibn Jarmouz.

Au moment du dernier adieu, il dit à son fils Abdoullah (qu’Allah l’agrée): «Si tu ne peux rendre ma dette, demande l’aide de mon Seigneur.» Son fils demanda: «De quel seigneur parles-tu?» Il répondit: «Dieu, il est le meilleur seigneur et le meilleur soutien.»

Par la suite, Abdoullah (qu’Allah l’agrée) dit: «Par Dieu! A chaque fois que je me trouve confronté à une dette, je dis: ‘Ô Seigneur d’Az-Zoubayr! Acquitte sa dette’, alors Il l’acquitte.»

Mots-clés : Islam, Sahaba