Bachar Al-Assad prévient : Si la France participe aux conflits syriens il y aura des répercussions

D’après Hamzatou à 17h30 le 3 Septembre 2013

Le président syrien Bachar Al-Assad en visite officielle reçu par l’ex-président de la République française Nicolas Sarkozy

Le conflit syrien est compliqué aux vues de la situation géopolitique du pays ainsi que de la propagande médiatique qu’exercent les deux principaux acteurs de ce conflit. Une chose est sûre pour l’instant les nombreuses victimes dues à ce conflit sont réels ! 

Une autre chose que l’on sait de ces derniers jours c’est que les États-Unis en collaboration avec la France souhaitent intervenir rapidement en Syrie via les airs (Bombardements « ciblés » quoi !). 

Pour ce qui est de l’imminente attaque des pays « libérateurs » le site le Figaro a récemment mis en ligne une interview de Bachar Al-Assad sur son sentiment au sujet de l’implication française dans les futures attaques. Le président syrien n’a pas pris cette décision avec bonheur puisqu’il affirme qu’ « il y aura des répercussions, négatives bien entendu, sur les intérêts de la France ». En clair « vient m’embêter je te coupe les vivres ».

Bachar Al-Assad continue en disant que « quiconque contribue au renforcement financier et militaire des terroristes est l’ennemi du peuple syrien. Quiconque oeuvre contre les intérêts de la Syrie et de ses citoyens est un ennemi. Le peuple français n’est pas notre ennemi, mais la politique de son État sera son ennemi. Cette hostilité prendra fin lorsque l’État français changera de politique. » Ces phrases montrent bien la volonté de Bachar Al-Assad de rester au pouvoir puisqu’il se voit encore aux commandes pour parlementer avec le prochain gouvernement français !

Le président Al-Assad a aussi mis en garde les autorités internationales concernant une éventuelle frappe militaire sur son pays, les prévenant gentiment des possibles événements si une telle frappe avait lieu « le Moyen-Orient est un baril de poudre, et le feu s’en approche aujourd’hui. Il ne faut pas seulement parler de la riposte syrienne, mais bien de ce qui pourrait se produire après la première frappe. Or personne ne peut savoir ce qui se passera. Tout le monde perdra le contrôle de la situation lorsque le baril de poudre explosera. Le chaos et l’extrémisme se répandront. Le risque d’une guerre régionale existe. »

Bachar Al-Assad est revenu aussi sur les supposées attaques chimiques dont il est accusé et va jusqu’à mettre au défi les instances internationales de prouver l’existence d’une telle attaque, « quiconque accuse doit donner des preuves. Nous avons défié les États-Unis et la France d’avancer une seule preuve. MM. Obama et Hollande en ont été incapables, y compris devant leurs peuples. »

Source : LeFigaro