Birmanie : Après l’interdiction de la pêche, le gouvernement birman s’attaque à l’éducation des Rohingya

D’après Larédac’ à 11h24 le 16 Août 2014

Il y a encore, un peu plus de deux ans, les étudiants musulmans (la minorité Rohingya) et bouddhistes (majoritaires dans le pays) étudiaient côte à côte, dans les établissements de la capitale de l’État de Rakhine, à l’ouest du Myanmar. 

Cette relation symbiotique a radicalement changé après que des les violences anti-musulmanes ont éclaté dans la ville de Sittwe à la mi-2012, et lorsque les autorités ont interdit à des centaines de Rohingya (essentiellement à peau foncée) de retourner à l’université…

Cela fait partie intègrante, de la mise en place d’un système de ségrégation ethnico-religieux imposé au nom « du maintien la paix ». Cette interdiction a pour but, selon les autorités, de prévenir les affrontements qui pourraient avoir lieu si « les deux religions se mélangent » … écrit Joshua Carroll pour Al Jazeera… 

Aujourd’hui, les étudiants issus de la minorité musulmane ne peuvent plus mettre les pieds à l’Université de Sittwe, qui est gardée par une poignée de policiers armés, à l’entrée principale de l’université, avec un détachement de la garde civile à la porte principale, le mot d’ordre « assurez-vous que personne enfreint la règle« .

L’université appartenant au gouvernement – la seul dans l’État de Rakhine – région majoritairement rohingya, qui est maintenant considéré – par bon nombre d’observateurs – comme de facto une prison à ciel ouvert…

Cette interdiction suit celle des pêcheurs Rohingya qui luttent pour leur survie ; depuis que les autorités birmanes leur ont interdit la pêche, et cela depuis la troisième semaine de Juillet. 

Rapport complet sur ​​le site d’Al Jazeera

Source : Avec Al Jazeera, Reuters, Burma News International