Birmanie : Une députée birmane exprime ses préoccupations à propos de la communauté Rohingya

D’après Larédac’ à 21h27 le 24 Avril 2014

Tandis qu’en France, M6 fait tout pour nous montrer de belles images de Birmanie faisant croire ainsi à un paradis oublié, cautionnant par cela un génocide derrière les caméras, d’autre comme la députée birmane, Rushanara Ali, se mobilise et appel le gouvernement birman à plus de respect envers la minorité Rohingya.

Rushanara Ali a exprimé ses préoccupations au sujet de la situation des Rohingya de Birmanie avec le ministre des Affaires étrangères, William Hague, au Parlement.

La députée demande au gouvernement de se préoccuper d’avantage des souffrances, que subissent les Rohingya, souffrance dont elle a pu être témointe lors de sa visite dans l’Etat de Rakhine en Birmanie entre le 26 Avril et le 2 mai de l’année dernière.

Elle a demandé à Mr Hague quelles mesures compte-t-il prendre pour surveiller le gouvernement birman – qui reçoit 10 millions € d’aide de la Grande-Bretagne – et pour s’assurer de l’utilisation de ses fonts, sur le futur recensement, qui (à chaque fois) discrimine les musulmans Rohingya.

Le gouvernement britannique a en effet alloué 5.8million £ de fonds humanitaires pour aider les populations de l’État de Rakhine.

S’exprimant sur ces dons, Mme Ali a déclaré « Je me félicite des efforts déployés par le Royaume-Uni pour financer l’action humanitaire en Birmanie. Mais l’aide n’est pas en soi suffisante.« 

« C’est pourquoi je fais appel aux autorités birmanes qui s’attaque à la culture de marginalisation et de discrimination de la communauté Rohingya. Nous devons nous assurer que l’argent envoyé par le Royaume-Uni soit bien utilisé afin de procéder à tout recensement officiel, et qu’il ne soit pas usurpé » a-t-elle déclaré.

Elle a ajouté : « J’ai visité la Birmanie l’année dernière pour voir par moi-même, comment les Rohingya sont marginalisés. Ce qui doit être fait, c’est une révision de la loi sur la citoyenneté de 1982, qui rend les Rohingya apatrides, les privant de leurs droits fondamentaux.« 

« La communauté internationale – la Grande-Bretagne en tête – doit maintenant faire pression sur le gouvernement birman, afin de faciliter l’accès aux aides humanitaire et améliorer la liberté de religion en Birmanie.« 

Source : avec Reuters, http://www.eastlondonadvertiser.co.uk/