Birmanie/Rohingya : Une nouvelle vague de violence cause la mort de dizaines de personnes

D’après Larédac’ à 14h59 le 21 Janvier 2014

Evacuation de blessés après l’attaque du camp des déplacés Rohingyas à la périphérie de la ville de Sittwe dans l’Etat Rakhine, le 9 Août 2013. AFP PHOTO / STR

RFI, par le biais de Arakan Project, nous informe sur une nouvelle vague de violence perpétrée à l’encontre de la minorité musulmane de Birmanie, les Rohingya. Minorité apatride la plus persécutée au monde selon l’ONU, les Rohingya sont sujets à des violences racistes et islamophobes de la part de la communauté bouddhiste de la région d’Arakan.

Cette triste situation a déjà fait plus de 250 morts et plus de 140.000 déplacés depuis le début du « conflit » inter religieux, mené surtout par des moines bouddhistes, sans compter les nombreux dégâts matériels tels que les maisons ou magasins appartenant à des musulmans.

En début de semaine les chiffres ont un peu plus augmenté avec une nouvelle attaque. en, effet, selon lONG Arakan Project plusieurs personnes auraient subi la foudre haineuse d’hommes dans une folie meurtrière causant la mort de femmes et d’enfants dans un village isolé de l’État Rakhine se situant près de la frontière avec le Bangladesh dans l’ouest de la Birmanie.

Selon des témoins le bilan serait de plusieurs dizaines de morts. Les causes qui ont amenés à ce déchainement de haine sur des femmes et enfants sans défense n’ont pas été communiqué.

Ce que nous savons c’est que les agresseurs sont des hommes qui étaient armés de couteaux, et que ceux-ci auraient poignardé à mort plus d’une dizaines de personnes. Une ONG militant pour les droits des Rohingya a précisé que ce massacre avait été perpétré par des villageois bouddhistes et cela d’après les témoignages recueillis sur les lieux du drame.

Selon les autorités, il ne se serait rien passé ! En effet, malgré le fait qu’elles reconnaissent le climat tendu dans cette région, elles nient les faits. Cependant, et à leurs désavantages, d’autres sources parlent déjà d’enlèvement ou de disparition de Rohingya ainsi que des arrestations sommaires par la police.

Un témoin, activiste sur place, a décrit cette situation comme un nettoyage ethnique. Devant le silence des autorités birmanes, les Rohingyas continuent d’être maltraités, discriminés, et déplacés de force et ce, en toute impunité. Ils sont aujourd’hui plusieurs dizaines de milliers à vivre dans des camps dans des conditions effroyables.

Cette nouvelle vague de violence gratuite fait présentir un regain de maltraitance, comme en 2012, lorsque la communauté musulmane avait subi, viol, meurtre, ignominie de la part des moines bouddhistes dirigé par le moine SS connu sous le nom de moine de la terreur avec son mouvement « 969 » et collatérallement des membres de l’ethnie arakanaise.

Pour ceux et celles qui ne savent pas qui sont les Rohingya, Dr Mansour nous avait proposé l’Histoire de ce peuple méprisé de Birmanie ici et ici. Une rubrique est dédié à ce peuple dans ce blog, car comme les Ouïghours de Chine, ce peuple est oublié de tous.

Source : RFI