Boko Haram proscrit et décrit comme criminelle par l’OCI

D’après Larédac’ à 13h37 le 07 Juin 2014

Le groupe islamique Boko Haram a été proscrit et décrit comme criminelle par l’Organisation de la coopération islamique (OCI), qui a également déclaré que les activités de la secte n’avaient rien à voir avec l’islam.

Le Secrétaire général de l’OCI, M. Iyad Madani Ameen, a déclaré aux journalistes lundi 02 mai dernier à Abuja que l’OCI réprimande fortement les activités néfastes du groupe terroriste.

Madani, qui a effectué une visite de courtoisie au ministre des Affaires étrangères, M. Aminu Wali, a exprimé la solidarité de l’organisation avec le Nigeria dans sa lutte contre les insurgés et a assuré que l’OCI était disposée à jouer un « rôle concret » dans la coopération internationale contre le terrorisme au Nigeria.

En réponse, M. Wali a déclaré que cela fait plaisir que l’OCI offre son soutien au Nigeria dans une période de difficultés et de défis.

La secte tueuse, qui crédite tous ses crimes au nom de l’Islam, crée une terreur sans nom depuis plus de 48 heures, rasant plusieurs villages dans le nord-est du Nigéria et tuant une centaines de personnes.

Les massacres ont commencé mardi soir avec la destruction des villages de Goshe, d’Attagara, d’Agapalwa ainsi que celui d’Aganjara, dans l’État de Borno. Le jour suivant des hommes armés ont tiré dans une foule abattant 45 personnes. Ces massacres ont été confirmés par des responsables locaux ainsi que les habitants mais sans l’être par les autorités.

Selon des chefs locaux le nombre de personne victime de ces barbares seraient entre 400 et 500 personnes tuées.

Si ce bilan se confirme, ce sera l’un des plus lourds depuis depuis le début de l’insurrection islamiste en 2009, qui a déjà fait plus de 2 000 morts cette année. « Personne ne peut atteindre cet endroit, où les insurgés se trouvent toujours. Ils ont pris le contrôle de toute cette zone« , a déclaré Peter Biye, un député de la région. « Des corps jonchent toute la zone et les gens ont fui« .

Début mai, un massacre similaire avait fait plus de 300 morts à Gamboru Ngala, une ville de la région. En ce qui concerne mercredi, des villageois s’étaient rassemblés à Barderi pour écouter des hommes se faisant passer pour des prédicateurs itinérants, courants dans le nord du Nigeria majoritairement musulman, lorsque des hommes armés sont alors « sortis de nulle part«  et ont tiré sur la foule, a raconté Mallam Bunu qui a échappé à la tuerie. « J’ai compté 45 corps.« 

Autre survivant, Kallamu Bukar a également décrit des hommes « déguisés en prédicateurs«  rejoints ensuite par des hommes armés, qui « ont aussi mis le feu à plusieurs maisons et boutiques« .

Boko Haram est également soupçonné d’avoir tiré jeudi sur un barrage de l’armée et incendié une église catholique et un bâtiment gouvernemental dans la ville de Madagali (nord-est, Etat d’Adamawa), à seulement 25 km du district de Gwoza où a eu lieu le massacre de mardi, a dit le chef de la localité, Maina Ularamu. Ce dernier a dit ne pas avoir connaissance de victimes, mais, selon un témoin, deux civils ont péri, pris entre l’armée et les assaillants.

Ce groupe est un poison pour les musulmans.

Source : StarAfrica, APA, AFP, Libération