Cinq familles syriennes vont être accueillies en Périgord vert

D’après Larédac’ à 17h00 le 08 Mai 2014

La France commence à chercher des villes susceptibles de recevoir des réfugiés syriens fuyant la guerre et les atrocités quotidiennes dans leur pays. le gouvernement français s’est engagé à accueillir 200 familles de réfugiés, bien trop peu aux vues du nombre de camps de réfugiés qui sont décimés un peu partout d’Égypte au Liban, mais c’est déjà 200 familles qui ne subiront plus les épreuves de la guerre.

Une opération qui a été préparée très discrètement depuis le mois de février vient donc d’aboutir avec l’accueil de 25 réfugiés syriens. Bernard Vauriac, président de la Communauté de communes du Pays de Jumilhac-le-Grand, explique « nous avons répondu à un appel à candidature de l’État qui veut accueillir 200 familles de réfugiés syriens. Nous avons pense bien sûr à l’aspect humanitaire, mais aussi à notre territoire ou nous avons des logements disponibles et des places dans les écoles.« 

Ce sont donc cinq familles, 25 personnes en tout dont 10 adultes et 15 enfants qui seront accueillies vers le 15 mai prochain. Elles arriveront de camps de réfugiés d’Égypte (Le Caire, Alexandrie et Port-Saïd). La plupart seront hébergés dans des logements gérés par l’office HLM Horizon Habitat : trois familles à Jumilhac-le-Grand et deux à La Coquille.

« Ils avaient de bonnes situations… »

Deux des familles sont francophones et, parmi les professions, on trouve un médecin, un professeur d’anglais, un commerçant et des artisans. Ils ont le statut officiel de réfugié, ce qui leur permettra de travailler. « Ils avaient de bonnes situations, mais ils ont tout perdu dans leur pays, on va tout faire pour qu’ils se sentent bien« , souligne Bernard Vauriac. Avec l’aide d’associations comme Espoir de Thiviers, ils ont déjà trouvé du mobilier et des vêtements.

L’Office français de l’immigration et de l’intégration, ainsi que l’Association de soutien de la Dordogne et la sous-préfète de Nontron ont suivi le dossier. Tout semble donc prêt pour leur accueil en Périgord Vert, très loin de la guerre et de ces injustices.

Source : Sud-Ouest