Égypte : la commémoration de la guerre de Kippour sous tension

D’après Larédac’ à 18h24 le 06 Octobre 2013 [mise à jour à 19h24 le 06 Octobre 2013]

Au moins 15 personnes ont péri dimanche en Egypte dans des heurts entre les forces de l’ordre et des manifestants partisans du président islamiste destitué par l’armée Mohamed Morsi, à l’occasion du 40e anniversaire de la guerre israélo-arabe de 1973.

L’armée, qui réprime dans le sang depuis près de deux mois toute manifestation des pro-Morsi, avait déployé bien davantage de blindés que d’ordinaire au Caire.
Dans le même temps, les anti-Morsi ont demandé aux Egyptiens de descendre massivement dans la rue pour soutenir l’armée et les autorités, ce qui laissait redouter de nouvelles violences. Vendredi, au moins quatre civils avaient péri dans des heurts entre pro et anti-Morsi au Caire.

« Au moins 15 personnes ont été tuées et 83 blessées dans tout le pays », a déclaré Khaled al-Khatib, haut responsable du ministère de la Santé, sur la chaîne privée OnTV, sans préciser qui avait péri, où et dans quelles circonstances. Un peu plus tôt, une source médicale avait indiqué qu’une personne avait été tuée à Delga, dans le centre.

Au Caire, de violents heurts ont éclaté entre pro et anti-Morsi et les policiers anti-émeute qui ont dispersé les islamistes à coups de grenades lacrymogène, de chevrotine et, parfois, de rafales d’armes automatiques, dès que leurs rassemblements grossissaient, ont constaté des journalistes de l’AFP. [mise à jour du 06 Octobre 2013]

Quelques heurts ont opposé dimanche les forces de l’ordre aux partisans du président islamiste destitué par l’armée Mohamed Morsi en Egypte, où au moins une personne a été tuée, à l’occasion du 40e anniversaire de la guerre israélo-arabe de 1973. L’armée, qui réprime dans le sang depuis près de deux mois toute manifestation des pro-Morsi, avait déployé bien davantage de blindés que d’ordinaire au Caire.

Dans le même temps, les anti-Morsi ont demandé aux Egyptiens de descendre massivement dans la rue pour soutenir l’armée et les autorités, ce qui laissait redouter de nouvelles violences. Vendredi, au moins quatre civils avaient péri dans des heurts entre pro et anti-Morsi au Caire.

Une personne a été tuée dimanche à la mi-journée à Delga, dans le centre de l’Egypte, lors d’affrontements entre manifestants rivaux. Au Caire, dans l’après-midi, des heurts sporadiques ont éclaté entre pro et anti-Morsi et les policiers anti-émeute dispersaient les islamistes à coups de grenades lacrymogène, de chevrotine et de balles en caoutchouc, dès que leurs rassemblements grossissaient, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Mohamed Morsi, premier chef de l’Etat égyptien élu démocratiquement, a été destitué et arrêté le 3 juillet par l’armée, qui a promis des élections pour 2014 et dirige de facto le gouvernement intérimaire qu’elle a mis en place. Comme chaque jour depuis la destitution de Mohamed Morsi, ses partisans – notamment l’influente confrérie islamiste des Frères musulmans – ont appelé à manifester à l’occasion de la commémoration de la guerre du Kippour, que l’Egypte considère comme une « victoire » contre Israël dont elle avait réussi à enfoncer les défenses durant plusieurs jours.

Depuis le 14 août, militaires et policiers ont tué des centaines de manifestants pro-Morsi, arrêté plus de 2 000 Frères musulmans, dont la quasi-totalité de leurs leaders, interdit leurs activités et gelé les avoir de la confrérie qui avait pourtant remporté haut la main les législatives fin 2011.

Et depuis la mi-août, policiers et militaires ont carte blanche pour ouvrir le feu sur tout manifestant qui s’en prend à des biens publics, ce qui laisse libre cours à la plus large interprétation.

Source : AFP, Reuters, agences égyptiennes.

La quatrième guerre israélo-arabe que l’on nomme Guerre du Kippour.

C’est en octobre 1973, que les armées de Syrie (de Hafez El-Assad), La Jordanie (de Hussein) et l’Egypte (de Anour El-Sadate),  ont décidé, lors de la fête juive du Grand Pardon (Yom Kippour), de récupérer les territoires qui leur appartenaient par le passé (à savoir, le Golan et le Sinaï). 

l’État d’Israëll parviendra, avec difficulté et le soutien des USA, à repousser les troupes des armées arabes. Les pays de l’OPEP (Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole) de son côté augmentèrent le prix du baril de pétrole afin de soutenir les États Arabes belligérants – ce qui provoqua le premier choc pétrolier, et le signale d’alarme de la fin des 30 glorieuses en Europe .   

Le conflit a, une fois encore, vu la victoire de l’armée israélienne sur ses voisins. 

La résolution n°338 du Conseil de sécurité des Nations Unies recommandant un cessez-le-feu et l’application immédiate de la résolution n°242 fait surface. C’est également en 1973 que Yasser Arafat devient le leader de l’OLP, organisation qui est par ailleurs reconnue comme «seul représentant du peuple palestinien» à la suite du sommet d’Alger du mois de novembre.

Après cette guerre l’Égypte avec Anouar El Sadate adopte une position à la fois original et contradictoire, afin de négocier la paix avec l’État d’Israël. 

Dr Mansour.