Égypte : Reprise du « procès » du Président Morsi

D’après Larédac’ à 16h30 le 08 Janvier 2014

Le procès pour incitation au meurtre de manifestants du président égyptien islamiste Mohamed Morsi, destitué par l’armée, qui devait reprendre mercredi au Caire, a été ajourné au 1er février, l’accusé n’ayant pu être amené en raison des « conditions météorologiques ».

Le premier chef de l’Etat démocratiquement élu en Egypte avait comparu lors d’une première audience le 4 novembre dans une cage d’un tribunal situé au coeur de l’académie de police du Caire, mais avait dénoncé un « procès politique », réaffirmé qu’il était le président du pays et récusé la légitimité et la légalité de ses juges, lesquels avaient alors ajourné le procès.

Reprise du « procès » (procédure d’inquisition) du président Morsi et surement des procès en sorcellerie à suivre pour ses partisans…  

Le procès pour incitation au meurtre de manifestants du président égyptien dit « islamiste » Mohamed Morsi, destitué par l’armée, doit reprendre mercredi au Caire sous haute sécurité, ses partisans, dont les manifestations sont durement réprimées, ayant appelé à se rassembler. 

Le premier chef de l’Etat démocratiquement élu en Egypte avait comparu lors d’une première audience le 4 novembre dans une cage d’un tribunal situé au coeur de l’académie de police du Caire, mais avait dénoncé un « procès politique », réaffirmé qu’il était le président du pays et récusé la légitimité et la légalité de ses juges, qui avaient ajourné le procès. Il encourt, comme 14 co-accusés, la peine de mort.

Arrêté par les militaires le jour de sa destitution par l’armée le 3 juillet et emprisonné depuis, M. Morsi est arrivé mercredi matin au tribunal à bord d’un hélicoptère, ont affirmé à l’AFP des responsables de la police.

Depuis 14 août, quand policiers et militaires ont tué au Caire plus de 700 manifestants islamistes qui réclamaient son retour au pouvoir, les manifestations de ses partisans sont réprimées implacablement et souvent dans le sang. 

La confrérie de M. Morsi, les Frères musulmans, qui avaient largement remporté les législatives fin 2011, ont été récemment déclarés « organisation terroriste » par le pouvoir intérimaire désigné par l’armée le 3 juillet, et des milliers d’entre eux ont été arrêtés, dont la quasi-totalité de leurs leaders, jugés comme M. Morsi notamment pour incitation au meurtre de manifestants quand ils étaient au pouvoir.

Pour justifier son coup de force, l’armée avait invoqué les manifestations de millions d’Egyptiens qui avaient réclamé le 30 juin le départ de M. Morsi, l’accusant de mauvaise gouvernance, d’accaparer la totalité du pouvoir au profit des Frères musulmans et de chercher à islamiser de force la société égyptienne. 

Une coalition dirigée par les Frères musulmans a appelé les partisans de M. Morsi à manifester par « millions » mercredi, mais ils ne mobilisent plus guère depuis le début de la répression de leur mouvement mi-août.

Source : Afp, Reuters, agences de presse égyptiennes