Égypte : Trois morts dans des affrontements au Caire, la répression contre les frères musulmans continue

D’après Larédac’ à 11h47 le 09 Mars 2014

photo : Les manifestants ont été dispersés par la police à coups de gaz lacrymogènes. Ici, à Helwan, dans la banlieue du Caire. KHALED KAMEL / AFP

Au lendemain d’un attentat contre des civils ayant fait cinq blessés légers au Caire, des manifestations, de sympathisants des Frères musulmans, dans plusieurs villes du pays ont dégénéré en affrontements violents avec la police. Ils ont éclaté au Caire, mais également à Ismailliya (ville emblématique pour les Frère musulmans, où Hassan Al Banna a muri sa pensée…), dans le nord du pays, et Samaloute, au sud.

Trois personnes sont mortes, et la police a interpellé 265 manifestants islamistes. Au Caire, les affrontements ont notamment éclaté dans l’enceinte de l’université Al -Azhar, où les étudiants s’en sont pris aux forces de l’ordre.

Les manifestations des Frères musulmans sont interdites en Égypte, où la confrérie est désormais considérée comme une « organisation terroriste » par le gouvernement. C’est d’ailleurs pour protester contre cette appellation que les partisans du président déchu Mohammed Morsi ont défilé malgré l’interdiction.

Rassemblés après la grande prière hebdomadaire, les Frères musulmans et leurs sympathisants ont lancé des pierres sur les policiers, qui ont répondu par des tirs de gaz lacrymogène. Le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Hany Abdel Latif, a accusé les manifestants d’avoir utilisé des armes à feu et des bombes incendiaires.

La veille, au soir, des affrontements entre Frères musulmans et anti-Morsi avaient eu lieu, faisant un mort.

La qualification de « terroriste » fait suite à un attentat à la voiture piégée, mercredi 25 décembre dernier, ayant fait quinze morts, devant le quartier général de la police à Mansoura, dans le nord du pays. 

Le gouvernement avait rendu les Frères musulmans responsables de cette attaque, sans toutefois apporter de preuve. Elle rend les responsables de la confrérie passibles de la peine de mort, et les manifestants encourent jusqu’à cinq ans de prison.

Source : Afp, Reuter, agences de presse égyptiennes