Entre amis ! Les USA espionneraient Bibi « the King » ?

Les États-Unis ont surveillé les communications du Premier ministre de l'administration zioniste, et « ami » Benjamin « Bibi The king » Netanyahu malgré leur promesse de limiter l'espionnage de leurs alliés après le scandale de la NSA, a rapporté le Wall Street Journal.

Contactée par l'AFP, la Maison-Blanche n'a pas démenti mardi l'article du Wall Street Journal, qui cite des responsables anonymes américains, mais a insisté, avec une conviction embarrassée, sur la profondeur des liens d'amitiée et de coopérations avec l'administration colonial zioniste.

« Nous ne conduisons pas d'activités de renseignement visant l'étranger, sauf en cas d'intérêt spécifique et validé, relatif à la sécurité nationale. Cela s'applique aussi bien aux citoyens ordinaires qu'aux dirigeants mondiaux« , a dit à l'AFP un porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison-Blanche.

Lire et écouter : Washington, après des années de refus, va libérer l’espion israélien Pollard

Le président Barack Obama « a dit à maintes reprises que l'engagement des États-Unis pour la sécurité d'Israël est sacro-saint« , a-t-il poursuivi.

Interrogés par l'AFP à Jérusalem, le bureau de Bibi « the King » ainsi que le porte-parole du ministère zioniste des Affaires étrangères n'ont pas souhaité commenter l'information. Après les révélations sur l'ampleur du programme de surveillance de l'agence de renseignements américaine NSA il y a deux ans, Barack Obama avait promis de limiter l'espionnage visant les dirigeants de pays alliés.

Selon le Wall Street Journal de mardi, Barack Obama a toutefois trouvé que des « raisons impérieuses de sécurité nationale » justifiaient la poursuite du programme de surveillance de certains dirigeants, dont Bibi « the King » et le président turc Recep Tayyip Erdogan.

Relire : Erdogan versus the King Bibi – jeu de dupe

L'administration aurait décidé de ne pas retirer ou désactiver les dispositifs électroniques implantés pour surveiller les communications étrangères, car ils auraient été difficiles à remettre en place en cas de besoin.

Barack Obama aurait à la place, selon le quotidien, demandé que les systèmes piratés de communication d'alliés proches ne soient pas surveillés systématiquement par la NSA tandis que d'autres seraient restés sous la vigilance étroite de ses services.

« Décider de ne plus surveiller Bibi ? Évidemment que nous n'allions pas faire ça« , a déclaré un haut responsable américain au Wall Street Journal, sous le couvert de l'anonymat.

Dans le cas de Bibi « the King », Washington se serait inquiété de possibles efforts d'israël pour surveiller de son côté les négociations entre les États-Unis et l'Iran sur le programme nucléaire, selon le journal.

En mars dernier, l'État sioniste avait démenti des informations du Wall Street Journal selon lesquelles l'État hébreu espionnait les négociations qui se tenaient alors sur le programme nucléaire iranien entre Téhéran et les grandes puissances.

La France s'était – comme d'habitude faussement – indignée en juin des pratiques « inacceptables » des services secrets américains, qui ont écouté pendant des années les présidents français, selon WikiLeaks. Le portable de la chancelière allemande Angela Merkel avait également été écouté, d'après les révélations de l'ancien consultant de la NSA Edward Snowden.

Sources : Wall Street Journal, Afp, Reuters….