Erdogan : « le monde musulman doit s’unir contre le terrorisme »

« Le monde musulman doit s’unir pour surmonter ses différences et pour lutter contre le terrorisme« . C’est ce que le Président Turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré à l’occasion de la conférence annuelle de l’Organisation de la Coopération Islamique à Istanbul.

« Le principal défi que nous devons surmonter, c’est le confessionnalisme. Ma religion n’est pas le sunnisme ou le chiisme. C’est l’Islam.« , a déclaré Erdogan devant ses invités, notamment le roi Salmane d’Arabie Saoudite, mais aussi devant Hassan Rohani, le président Iranien.

Le Président Turc a poursuivi en affirmant que les musulmans ne doivent pas se diviser, mais se rassembler. Ils doivent s’occuper du terrorisme eux-mêmes afin de le combattre. 

Également durant cette conférence, le roi du Maroc Mohammed VI, par le biais d’une lettre lue par le ministre des Affaires étrangères et de la coopération marocain, Salaheddine Mezouar, a exprimé ses profondes inquiétudes sur la montée de l’islamophobie en Occident, et a rappelé la situation préoccupante du peuple palestinien en demandant le soutien pour « nos frères palestiniens pour leur permettre d’instaurer l’État de Palestine sur les frontières du 4 juin 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale« .

Extrait de la lettre du roi Mohammed VI

La situation s’est détériorée davantage avec la montée, ces dernières décennies, dans les sociétés occidentales, de courants hostiles à l’Islam et avec la culture de la peur, de la méfiance et de la haine à l’égard des minorités musulmanes. Il s’agit, en particulier, d’immigrés issus de nos pays respectifs et vivant au sein de sociétés imprégnées des valeurs de respect des droits de l’Homme, notamment, et au premier chef, celles de la bienveillance, la tolérance, la solidarité et l’assistance mutuelle.

En outre, des voix hostiles à l’Islam se sont élevées en Occident, attisant les sentiments de haine et mobilisant l’opinion publique occidentale contre cette religion, à la faveur d’une islamophobie grandissante et fort inquiétante. La connaissance des causes derrière cette situation, leur évaluation, avec impartialité et en profondeur, ainsi que la détermination objective des responsabilités historiques, aux niveaux local, régional et international, voilà ce qui est de nature à frayer la voie pour dépasser cette conjoncture délicate. Il faudra, à cet effet, établir et mettre en œuvre les stratégies et les programmes de réforme appropriés, dans le plein respect des spécificités nationales et sur les bases de solidarité et de coopération au sein de l’espace régional et au niveau international.

Sources : AFP, Reuters, l’Express