Espagne : Augmentation inquiétante des actes islamophobes

Le président de la Fédération espagnole islamique, Mounir Benjelloun, a déploré mardi dernier la montée plus qu’alarmante de l’islamophobie en Espagne d’après les tristes chiffres de l’année 2015. 

Son inquiétude est des plus grandes au vu des chiffres sur les violences qui semblent monter crescendo contre la communauté musulmane.

Ces attaques concernent, les Centres islamiques, les mosquées, les commerces à caractère halal mais aussi les citoyens de confession musulmane. Ces attaques ont été onze fois plus élevé que durant l année 2014 !

Insultes, menaces, brutalités sur des femmes mais aussi bien sur des hommes, profanation et vandalisme de lieux de foi. 

Ce sont plus de 530 actes recensés islamophobes contre seulement 48 l’année passée.

Selon Mr Benjelloun, l’Espagne est confrontée à une véritable hémorragie de l’islamophobie violente dont les autorités espagnoles tenteraient de minimiser l’ampleur. Selon lui, les autorités occulteraient le fait que la plupart des victimes ne sont pas en clain à porter plainte mais aussi que les agressions sont malheureusement rarement qualifiées de « crimes de haine« , même si celles ci sont ultras violentes.

« Ce type d’agression augmente à chaque fois qu’il y a un acte de violence dans un pays européen« , a-t-il stipulé.

La gangrène de l’islamophobie ronge tous les pays de l’Europe avec plus ou moins de férocité. Les médias et les politiques favorisant grandement sa propagation, soit en jouant avec ce sentiment ou en l’occultant.

Quand le parti Podemos demandait à l’Espagne de « demander pardon à l’Islam »

Le parti Podemos avait déclaré en début d’année que l’Espagne devait « demander pardon » à l’Islam pour la Prise de Grenade en 1492, qu’il a qualifié clairement de « génocide« .

Grenade a célébré le 2 janvier dernier le 524e anniversaire de conquête de la ville par les Rois catholiques. L’évènement a été marqué par des affrontements verbaux entre des groupes d’extrême droite et de gauche espagnols, sous l’œil vigilant de la police.

Des insultes ont été échangées le long de la cérémonie.

La Prise de Grenade marque la fin des Guerres de Grenade, qui ont duré 10 ans. 

Le 2 janvier 1492, les forces combinées des couronnes d’Aragon et de Castille ont pris la ville, dernier reliquat de l’ancien règne musulman qui recouvrait la majorité de la péninsule Ibérique.

La Prise de Grenade compte de nombreux partisans, mais également des détracteurs. 

Parmi les groupes les plus ouvertement opposés à sa commémoration figure le parti Podemos et c’est via son compte twitter officiel que la base locale de la formation de gauche radicale espagnole avait qualifié l’évènement de « célébration fasciste » et que le conflit était un « génocide » contre le peuple andalou. 

Podemos avait donc exigé que l’Espagne « demande pardon » à l’Islam.

Sources : Yamar, AFP, Twitter Podemos