Eyad Omar Sajdia, 22 ans, tué par des tirs des forces zionistes

Un Palestinien a été tué et dix autres blessés par des tirs de soldats et de policiers des forces d'occupation zioniste dans le camp de réfugiés de Qalandiya situé près de Jérusalem en Cisjordanie occupée, a-t-on indiqué mardi de sources médicales palestiniennes.

De violents affrontements se sont produits après qu'une jeep de l'armée avec deux soldats à bord est entrée par erreur dans le camp de réfugiés durant la nuit de lundi à mardi, a affirmé une porte-parole de la police en faisant état de cinq policiers blessés, dont un sérieusement.

Les territoires palestiniens, Jérusalem et les territoires annexés par l’administration zioniste sont en proie à des violences qui ont fait 178 morts palestiniens, 28 israéliens, un Américain, un Erythréen et un Soudanais depuis le 1er octobre, selon un décompte de l'AFP.


Eyad Omar Sajdia, un étudiant, était âgé de 22 ansLa victime palestinienne, Eyad Omar Sajdia, un étudiant, était âgé de 22 ans, a précisé le ministère de la Santé palestinien.

Selon la police, la jeep avec deux policiers à bord qui avait pénétré dans le camp de réfugiés a été attaquée à coups de pierres et de bouteilles incendiaires. Des renforts de soldats et de policiers ont été envoyés sur place pour sauver les deux policiers, qui ont été retrouvés sains et sauf.

De nouveaux affrontements se sont alors produits. Des manifestants palestiniens ont jeté des engins explosifs et tiré vers les forces israéliennes qui ont ouvert le feu, a ajouté la porte-parole.

Qalandiya est le théâtre de fréquents affrontements violents. Onze mille réfugiés palestiniens ayant fui leurs villages lors de la en 1948 s'entassent dans ce camp au pied du mur censé protéger les terres occupées par l'administration zioniste des attentats venus de Cisjordanie, selon l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens UNRWA.

Ouvert en 1949 avec l'idée d'être temporaire, il est devenu une ville. Environ 60% de ses habitants ont moins de 25 ans et un résident sur cinq est au chômage, selon l'UNRWA. Qalandiya est le point de passage routier entre Ramallah, en Cisjordanie, et Jérusalem pour les Palestiniens.

Le point de passage, véritable forteresse de l'occupant zioniste, est souvent synonyme pour les Palestiniens qui se déplacent d'heures d'attente et représente l'un des symboles honnis de l'occupation.

La compagnie Waze nie toute responsabilité

La compagnie Waze nie toute responsabilitéLa compagnie Waze, détenue par le géant Google, a assuré mardi que l'application de navigation routière qu'elle a créée n'était pour rien dans le fait que des soldats des forces d'occupation zionsite étaient entrés par erreur dans un camp palestinien, provoquant des heurts sanglants.

Deux soldats se servant de Waze pour circuler en Cisjordanie occupée se sont retrouvés par erreur dans le camp de réfugiés palestiniens de Qalandya en Cisjordanie occupée dans la nuit de lundi à mardi, déclenchant des heurts qui ont fait un mort palestinien et une quinzaine de blessés.

Waze a indiqué à l'AFP que les soldats avaient désactivé sur leurs portables un paramètre écartant les trajets dangereux ou passant par des secteurs interdits aux « israéliens ». Ce paramètre est présent par défaut, ce qui signifie que les soldats l'ont délibérément désactivé, a dit un porte-parole de Waze.

« De plus, le conducteur s'est écarté de la route suggérée (par l'application) et est entré en zone interdite« , a-t-il ajouté. « Sur la route en question, des panneaux interdisent (aux israéliens) l'accès aux territoires sous contrôle palestinien« .

« Chaque conducteur a la responsabilité de respecter les panneaux routiers et les lois locales; en l'occurrence, différents niveaux de prévention étaient en place« , selon lui.

Waze « continue de collaborer avec les autorités concernées pour diminuer le nombre d'incidents; malheureusement, on ne peut les empêcher tous et, au bout du compte, c'est au conducteur de faire preuve d'un certain degré de prudence« .

Waze, application de circulation routière pour smartphones et tablettes, a été développée initialement dans les territoires annexe par l'administration zioniste par une startup du même nom, et a été rachetée en 2013 par Google.

Sources : Afp, Reuters, Haaretz,