Farah Baker la tweeteuse de Gaza

D’après Larédac’ à 08h24 le 01 Août 2014

Une icône numérique à Gaza. À 16 ans, Farah Baker émeut le monde entier avec son compte Twitter ( https://twitter.com/Farah_Gazan ) sur lequel elle rapporte en direct les événements de la guerre à Gaza. « Je suis Farah Baker, 16 ans, de Gaza. J’ai déjà survécu à trois guerres et je pense que ça suffit. #Sauvons Gaza« , écrit la jeune fille sur le réseau social pour se présenter, expliquant qu’elle « a entendu l’horrible bruit des bombes israéliennes depuis qu’elle est née et qu’elle n’arrive toujours pas à s’y habituer« .

Armée du hashtag #Gazaunderattack (#Gazaattaqué), l’adolescente évoque jour après jour la difficile situation à Gaza depuis le début de l’offensive israélienne. Cloîtrée chez elle avec ses deux parents qui s’occupent de ses deux petites soeurs, elle ne sort que lors des brèves trêves. Sur le site de microblogging, la jeune fille a notamment raconté la nuit de terreur vécue de lundi à mardi. « L’armée bombarde lourdement mon secteur. Il s’agit de la pire nuit de la guerre« , explique Farah qui publie également une vidéo pour faire part du son des drones israéliens. Et Farah d’évoquer « la 8 163 662e bombe entendue dans la journée. Incroyable !« .

« Je pense immédiatement à une bombe »

L’adolescente évoque également plus généralement la situation à Gaza. Farah parle ainsi par exemple aussi bien de la peur et du désespoir des familles de Gaza que de la destruction des bâtiments, par exemple la mosquée dans laquelle elle allait prier, ou encore de l’état des routes de la ville ou des écoles, notamment la sienne, qui accueillent les déplacés.

D’autres photos montrent la violence des frappes israéliennes, qu’elles représentent « une voiture explosée devant la porte de sa maison« , ou « le fragment de la cervelle d’un garçon de 9 ans dans la main de son père« , un neurochirurgien.

Les derniers messages publiés par la jeune fille datent de ce jeudi après-midi. « Lorsque je vois un nuage, je pense immédiatement à de la fumée. Lorsque j’entends une voiture passer rapidement, je pense immédiatement à une roquette qui tombe. Lorsque quelqu’un ferme une porte bruyamment, je pense immédiatement à une bombe« , lance-t-elle sur Twitter.

Dans une interview accordée à la chaîne américaine NBC, Farah Baker explique qu’elle compte bien défendre son pays, mais grâce à la loi. « Je veux arrêter cela« , assure-t-elle au journaliste. « C’est pour cela que je compte étudier le droit. » La terrible réalité présentée par l’adolescente a entraîné de nombreuses réactions dans le monde entier. Le nombre d’abonnés au compte Twitter de la jeune fille a explosé, atteignant ce jeudi plus de 112 000 inscrits.

Source : Palestine Newsnetworks, Presse Associée