Histoire de Porphyre, ce chrétien Grec devenu Palestinien

D’après Dr Mansour pour TEPA à 16h30 le 24 Juillet 2014

Saint Porphyre, né à Thessalonique (en Grèce) en 353, de parents riches et vertueux, fut élevé dans la piété, dans la crainte de Dieu ainsi que dans les sciences divines et humaines.

A l’âge de vingt-cinq ans, l’amour divin lui fit abandonner toutes les richesses de la terre, quitter son pays et ses parents pour embrasser la vie religieuse dans un monastère de Scété en Egypte. Après cinq ans de vie austère, ayant reçu de ses supérieurs l’ordre de partir, à cause de sa santé délabrée, il se rendit en Terre Sainte, et parvint extrêmement malade à Jérusalem.

A Thessalonique, il n’avait pu faire le partage de ses richesses avec ses frères qui étaient trop jeunes, il n’avait pas encore exécuté le précepte de l’Evangile de vendre tout son bien et de le distribuer aux pauvres. Il envoya donc, depuis Jérusalem, un jeune homme nommé Marc (pas confondre avec l’évangéliste), afin qu’il fît procéder à ce partage. Marc, qui deviendra son fidèle disciple, rapporta le lot de saint Porphyre qui consistait en 4 400 écus d’or et quantité de meubles précieux.

Les richesses rapportées de Thessalonique furent distribuer aux pauvres de Jérusalem et aux monastères environnants. Ce serviteur de Dieu avait pour destiné d’être en Palestine, où la réputation de ses vertus et de son mérite le fit bientôt élever au siège épiscopal de Gaza. (………………)

A l’âge de quarante ans, Prayle, patriarche de Jérusalem, l’ordonna prêtre, et lui confia la garde du bois adorable de « jésus ». Trois ans plus tard, il fut fait évêque de Gaza, en Palestine, par Jean, archevêque de Césarée, métropolitain de cette province auquel le clergé et le peuple avaient remis cette élection, parce qu’il n’avaient pu s’accorder. Ainsi, au lieu de ne penser qu’à expier ses péchés, comme il le disait lui-même, il se trouva engagé à travailler à l’expiation de ceux des autres. Dès qu’il fut sacré, il se rendit à Gaza, où les idolâtres, dont cette ville était nombreux, le regardèrent comme le plus grand ennemi de leurs dieux.

Un jour qu’il avait du quitter sa maison épiscopale pour échapper à la fureur des idolâtres, il se réfugia avec un de ses prêtres dans une maisonnette habitée par une pauvre femme et sa petite fille. Celle-ci s’appelait Irène et avait quatorze ans.

Reconnaissant l’évêque, la jeune fille, qui se trouvait seule à ce moment, se jeta à ses pieds et le vénéra. L’évêque lui demanda le nom de ses parents.

« Je n’ai plus ni père ni mère, j’ai seulement une vieille grand-mère que je nourris avec moi de mon travail.

– Etes-vous Chrétienne mon enfant ?

– Non, mais je désire le devenir.

Que ce peuple est porté au bien ! Si l’ennemi n’y mettait pas obstacle… Mais Dieu sera le maître ! »

Puis, il pria Irène de leur prêter une place sur la terrasse de la maison pour se reposer et de ne dire à personne qu’ils y fussent. Sainte Irène s’exécuta et fit preuve d’une grande générosité et d’un zèle si touchant, que Saint Porphyre pleura ….(……)

Quelques temps plus tard, à la suite du décès de sa grand-mère, saint Porphyre confia sainte Irène à la conduite de la diaconesse Manaris. Un grand nombre de jeunes filles suivirent l’exemple de sainte Irène, qui mourut dans sa virginité baptismale en 490.

Porphyre, en mourant le 26 février 420, laissa Gaza entièrement chrétienne et délivrée des idolâtres comme des hérétiques…..

Extrait de cours Dr Mansour /ICP 2012

Un prêtre de l’église Saint-Porphyre aide les déplacés Palestiniens : http://tousensemblepouravancer.blogspot.com/2014/07/une-eglise-de-gaza-nouveau-refuge-pour.html