Irak : L’assaut de l’EI sur Ramadi stoppé par l’armée et les tribus alliés

D’après Larédac à 20h14 le 27 Novembre 2014

Les forces irakiennes et des tribus alliées ont stoppé une offensive de l’état dit « islamique » (EI) sur le centre de Ramadi, chef-lieu de la province stratégique d’Al-Anbar que les combattants de l’état dit « islamique » (EI) contrôlent déjà en grande partie, a annoncé une source militaire jeudi.

« Nous avons été en mesure de stopper l’avancée des combattants près du siège du gouvernement régional » mercredi soir, a indiqué le colonel Haytham al-Daraji, impliqué dans les combats.

Les combats avaient débuté dans la journée de mercredi après le retrait de l’armée et de la police d’Al-Hoz, un secteur allant du sud de Ramadi jusqu’au centre-ville.

Ces affrontements ont fait quatre morts et 21 blessés dans les forces gouvernementales, selon l’officier et un médecin. Le nombre de victimes dans les rangs des combattants de l’état dit « islamique » (EI) n’est pas connu.

Le colonel a précisé que des renforts avaient été déployés dans la ville.

La quasi-totalité d’Al-Anbar est aux mains des insurgés (ex rebelles désignés de « djihadistes ») et des combattants de l’état dit « islamique » (EI), qui contrôle certains quartiers de Ramadi depuis le début de l’année, a lancé vendredi dernier une nouvelle offensive pour prendre la totalité la cité, en particulier le centre-ville.

La prise de Ramadi serait cruciale pour l’EI car elle lui permettrait d’asseoir son autorité sur la province stratégique d’Al-Anbar, frontalière de la Jordanie, de l’Arabie saoudite, mais aussi de la Syrie, où les jihadistes contrôlent également de vastes pans de territoires.

« Si nous perdons Al-Anbar, nous perdrons l’Irak« , a déclaré mercredi à la télévision le gouverneur de la province Ahmed al-Doulaimi depuis l’Allemagne, où il est soigné après avoir été blessé par un tir d’obus en septembre.

Ruée sur les champs pétrolifères


Après leur déroute au début de l’offensive des insurgés (ex rebelles désignés de « djihadistes ») et des combattants de l’EI en juin, les forces gouvernementales tentent depuis quelques mois de regagner du terrain avec l’aide des combattants kurdes, de milices chiites et de tribus sunnites, et avec le soutien aérien de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis.

Elles ont réussi à reprendre Jurf al-Sakhr, au sud de Bagdad, Baïji, au nord de la capitale, et à faire reculer l’EI dans des zones situées aussi au nord.Mais trois des principales villes du pays -Mossoul, Tikrit et Fallouja, restent aux mains des combattants de l’état dit « islamique » (EI). Et, jusqu’à présent, toutes les offensives lancées à Tikrit ont échoué, tandis que la bataille de Ramadi est loin d’être gagnée et que celle de Mossoul n’a pas débuté.

Dans le nord, les combattants kurdes devaient faire face à une attaque de l’EI dans la province pétrolière de Kirkouk (240 km de Bagdad). Les combattants de l’EI « visent Kirkouk et veulent prendre les sites pétroliers« , a précisé un commandant peshmerga Westa Rasul.

L’EI a temporairement réussi à s’emparer d’un village proche de Kirkouk, mais les peshmergas, appuyés par des frappes de la coalition, ont réussi à le reprendre, selon les forces kurdes.

Le groupe se sert des revenus des sites gaziers et pétroliers qu’ils occupent en Syrie et en Irak pour financer ses activités au sein du « califat » qu’il a décrété sur les régions conquises à cheval sur ces deux pays.

Source : avec Afp, Reuters, Arabe news networks, Iraq Today, L’Orient le Jour , Russia Today