« Je suis fiché », la campagne réponse à Mr Ménard

« L’idée de cette campagne est de dénoncer l’action du maire de Béziers, soit. Mais il me parait évident qu’elle entre en echo direct avec la loi qui vient d’être adoptée sur le renseignement. Se rebeller contre l’un c’est justement se rebeller contre l’autre ! Les deux indignations sont complètement liées. Pour répondre à ceux qui pensent que « ce n’est rien » cette affaire de fichage d’enfants. Dans le contexte dans lequel nous sommes, avec ces lois liberticides qui passent et qui permettent la surveillance de masse sans aucun contre pouvoir possible. Nous voyons tous vers quoi nous allons. Personne ne pourra dire qu’il ne savait pas. » Nadia Daam http://www.slate.fr/story/101249/je-m-appelle-nadia-et-je-ne-suis-pas-musulmane

« Depuis deux jours les réseaux sociaux m’interpellent à la suite des propos du Maire de Béziers, notant notre homonymie et mon prénom, qui pourrait me valoir un « fichage en règle »! Je suis fière de mon nom de famille et désolée qu’il m’associe à Robert Ménard avec qui je ne peux définitivement partager rien d’autre. Je suis également très fière de mon prénom qui fait écho aux années passées au Maroc par mes grands-parents, à Meknes, puis à Rabat. Je laisse à Robert Ménard son dangereux processus de « comptage ». Je lui propose tout de même pour ma part de me « compter » dans une catégorie qui s’applique à moi et à des millions de citoyennes et de citoyens. « Femme libre, amoureuse de son pays, de sa diversité ethnique et religieuse, et fière de toutes ses racines, sans exeption »« . Malika Ménard, ex-miss France.

« Je suis issu d’une famille chrétienne maronite du Liban par mon père, française de ma mère et je suis né en France. J’ai cette double culture et je me permets en plus le luxe d’être athée. Le prénom Jihad, au Liban, est majoritairement porté par la communauté chrétienne, qui représente près de 40% de la population du pays. C’est un prénom très courant, presque comme Stéphane ou Julien en France. Et ça ne choque personne. » Jihad Alachkar, aide-soignant, 36 ans.