« Jour de colère » – 800 policiers supplémentaires à Jérusalem

A la suite des appels palestiniens à une « journée de la colère » à Jérusalem à l'issue des prières du vendredi, , la police de l'administration d'occupation zioniste a décidé de déployer 800 policiers supplémentaires dans la Vieille Ville et dans les quartiers arabes de la capitale.

De plus, les Musulmans âgés de moins de 40 ans n'ont pas été autorisés à se rendre sur l'Esplanade des mosquées.

« Nous constatons des appels à la violence par des extrémistes qui tentent de fomenter des troubles à Jérusalem et nous allons prendre les mesures de sécurité dans différents secteurs pour empêcher tout incident majeur« , a déclaré jeudi Micky Rosenfeld, le porte-parole de la police.

Lire : Palestine : l’Esplanade des Mosquées théâtre d’affrontements

Appel du Hamas à un « jour de colère »

Le Hamas, le mouvement de résistance palestinien, a donc appellé aujourd'hui vendredi à un « jour de colère ».

Comme ce fut déjà le cas le 1er Août 2014 : (Vidéo euronews) :

Des manifestations ont eu lieu partout dans les Territoires palestiniens, pour défendre l'Esplanade des Mosquées à Jérusalem.

Pour le Hamas, la décision de l'administration d'occupation zioniste est tout bonnement une « déclaration de guerre« .

Comme vous le savez, l'Esplanade a été le théâtre d'affrontements en début de semaine entre la police de l'administration d'occupation zioniste et des jeunes Palestiniens. Ces derniers, qui se défendent à coups de pierre contre les armes des policiers, dans toutes les manifestations, sont dans le collimateur des autorités israéliennes.

800 policiers supplémentaires1Benjamin « Bibi the King » Netanyahu veut serrer la vis encore davantage. Les mots du Premier ministre de l'administration d'occupation zioniste sont forts puisqu'il « déclare la guerre » aux lanceurs de pierre, souhaitant réviser les règles d'ouverture du feu et renforcer la répression contre les mineurs. Netanyahu offrirait ainsi un nouveau permis de tuer contre des jeunes qui jettent des cailloux…

Des propos qui ne vont probablement pas apaiser un climat particulièrement tendu aux abords de l'Esplanade des Mosquées depuis plusieurs jours dans ce lieu vénéré tant par les juifs que par la oumma.

Le président de l'autorité (autorité s'il y a ?) palestinienne Mahmoud Abbas l'avait accusé en retour de « mener une guerre féroce et implacable à Jérusalem« .

Le maire de la ville trois fois sainte, Nir Barkat, appuie bien sûr pour sa part la décision du « king », prônant également la tolérance zéro.

« Quelqu'un qui veut lancer une pierre, un cocktail molotov ou un engin artisanal sur une personne innocente ou un policier, doit y réfléchir à deux fois. Parce qu'il risque sa vie. Et s'il est arrêté, il restera longtemps en prison et paiera le prix fort. Ce sont les recommandations et la politique en vigueur. Nous devons éliminer les risques, qu'il s'agisse d'adulte ou de mineur. En tant que nation, nous ne pouvons pas laisser les auteurs de violences agir, qu'ils aient 20, 30 ou même 12 ans. Nous devons prendre des mesures plus fortes pour s'assurer qu'il n'y ait pas de violences« , a déclaré l'édile au micro de RFI.

A lire : L’administration d’occupation zioniste va durcir les peines contre les lanceurs de pierres

La semaine prochaine arrive en inquiétude à Jérusalem, la peur de confrontation augmente avec l'arrivée du jour du Yom Kippour (Jour du Grand Pardon) et Aid Al Adha pour la oumma, deux moments forts qui vont se rencontrer et qui pourraient susciter des tensions voire au pire des cas un regain de violences.

Sources : Afp, Rfi, L'orient le Jour, Hamas Tv, Agence Wafa