La police a abattu six personnes dans le Xinjiang

D’après larédac à 15h10 le 10 Février 2015

Il est très difficile d’avoir des informations qui ne sont pas proches de l’État chinois et donc de la situation réelle de la communauté Ouïghours et de ce qui se passe vraiment lors de ces « attaques terroristes » criaient par le régime chinois.

Quoiqu’il en soit, le mois dernier (le 12 janvier précisément) la police chinoise a tué six personnes dans une région à dominante musulmane et théâtre d’une vaste opération sécuritaire, à la suite d’incidents meurtriers.

Aucun policier ou civil ne figure parmi les victimes, selon Tianshan, le site Internet du gouvernement de la région située à l’extrême ouest de la Chine.

Le Xinjiang abrite une dizaine de millions de turcophones musulmans. Selon Tianshan, l’incident de lundi a eu lieu après que des habitants du canton de Shule, près de Kashgar, sur l’antique route de la Soie, ont signalé « un individu suspect transportant un engin explosif« .

Appelés, les policiers ont ouvert le feu et tué l’individu après qu’il a tenté de les attaquer à la hache et de faire exploser l’engin, selon le site officiel. Cinq autres assaillants sont alors intervenus et ont été « résolument » abattus l’un après l’autre avant qu’ils ne parviennent à faire exploser la bombe, toujours selon Tianshan qui est la seule source de diffusion.

Plus de 200 morts au Xinjiang

Les autorités communistes maintiennent un strict contrôle sur l’information et l’accès au Xinjiang, rendant difficile toute vérification indépendante des versions officielles. Dilxat Raxit, porte-parole du Congrès mondial ouïghour, organisation en exil, a estimé dans un communiqué que « les allégations chinoises sur une soi-disant attaque terroriste sont un prétexte pour masquer un usage excessif de la force« . Selon lui, les « politiques hostiles » de Pékin dans la région sont à l’origine des incidents.

Les violences au Xinjiang se sont multipliées l’an dernier, faisant plus de 200 morts lors d’une série d’attentats et d’affrontements meurtriers avec les forces de l’ordre. Pékin en impute la responsabilité aux forces « séparatistes« , « terroristes » et à « l’extrémisme religieux« . Des centaines d’arrestations ont été opérées ces derniers mois et une cinquantaine de peines de mort annoncées publiquement, depuis juin au nom de la lutte contre le terrorisme ! Qui est en réalité un prétexte à une assimilation forcée qui passe par la persécution, la stigmatisation et le mensonge.

Source : avec AFP, Chine Nouvelle.