La société civile birmane se dit « divisée » sur la citoyenneté des Rohingyas

La société civile birmane est « divisée » sur la question de la citoyenneté des réfugiés Rohingyas, qui pour la plupart sont actuellement au Bangladesh, selon les dires d’un analyste politique Birman, lors d’une une conférence à Dhaka ( ou Dacca – Capitale du Bangladesh).

« Certains ont des vues libérales et d’autres ont des opinions extrémistes. Mais c’est la démocratie maintenant et vous pouvez entendre la cacophonie des voix divergentes« , a déclaré le Dr Khin Zaw Win, directeur de Tampadipa Institut, une organisation civile basée à Myanmar.

Il s’exprimait lors d’une conférence sur l’engagement du Bangladesh, avec ses deux voisins – l’Inde et le Myanmar.

La question Rohingya a été le principal point d’achoppement entre Dhaka et Naypyidaw, depuis des milliers d’entre eux ont fui les violences sectaires dans l’État de Rakhine et se sont réfugiés au Bangladesh.

Les dirigeants militaires du Myanmar ont nié, et continue de nier la citoyenneté Birmane des Rohingya et cela depuis des décennies.

Mais les points de vue des citoyens et de la société civile n’ont jamais été entendue en raison d’une totale absence de dialogue de peuple à peuple.

Khin Zaw Win a ajouté que cette opinion est « divisée« .

Il a cependant, préconisé une collaboration plus étroite du fait que c’est « la première fois que le Myanmar – le Bangladesh et l’Inde sont des pays démocratiques« .

Il affirme que le Myanmar peut être et doit agir comme un pont d’encrage et de jonction entre l’Asie du Sud et Asie du Sud Est.

Les réfugiés ne sont pas les bienvenue en Malaisie…

La Malaisie n’ouvrira pas ses portes aux réfugiés et demandeurs d’asile, en particulier pour les Rohingya du Myanmar (Birmanie), même pour des motifs humanitaires, car – sous le prétexte incongrue- qu’ils seraient devenus une menace de sécurité du pays.

Photo : Sur le porche d’une petite terrasse de la maison dans la ville de Kelang, Jamilah (un réfugiée Rohingya de 13 ans) donne une leçon d’études islamiques. Sa communauté ne peut ni se permettre d’embaucher un enseignant, ni d’envoyer leurs enfants dans les écoles en Malaisie.

Le ministre du département Datuk Seri Shahidan Kassim, a réitéré la position du gouvernement à ne pas reconnaître ou accepter des réfugiés et des demandeurs d’asile en Malaisie.

Le Premier ministre a appelé le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) afin d’accélérer le processus de rapatriement.

« Si nous ouvrons les portes, les eaux jaillirons et inonderont le pays … le problème est que leur présence ici est une menace pour notre sécurité, ils causent beaucoup de problèmes ici« , a déclaré Datuk Seri Shahidan au Sénat.

Il répondait au sénateur Datuk Noriah Mahat et au sénateur Datuk Asyraf Wajdi Dusuki qui avait demandé si le gouvernement envisagerait l’ouverture des frontières afin de permettre aux réfugiés et demandeurs d’asile d’avoir accès à l’éducation dans les institutions et / ou pour le bien-être des locaux pour des motifs humanitaires.

« Comme nous le savons déjà, nous leur permettons d’étudier dans des écoles privées, mais ce n’est pas le problème, leur présence est une menace pour notre sécurité« .

« La position du gouvernement est très claire, nous n’allons pas leur permettre de rester à moins d’une entente spécifique faite à leur égard…« , a déclaré Datuk Seri Shahidan.

Il a ajouté que le gouvernement a constamment exhorté le HCR à accélérer le rapatriement vers leurs pays d’origine soit ou un pays tiers.

Soulignant que la Malaisie n’est pas signataire de la Convention de 1951 (La Convention de 1951 relative au statut des réfugiés) ou du Protocole de 1967 sur le statut de réfugié, Datuk Seri Shahidan ajoute que ces réfugiés et demandeurs d’asile, en particulier la communauté Rohingya, pourraient être envoyés au Cambodge ou aux Philippines, qui sont signataires de la convention.

Héros malgré lui des Rohingyas, au Myanmar

Des militants d’Amnesty ont écrit depuis le monde entier des lettres de soutien à Kyaw Hla Aung quand il était en prison au Myanmar. Membre d’une minorité persécutée, les Rohingyas, cet avocat de 75 ans a été emprisonné à plusieurs reprises pour son action politique, pourtant pacifique. Libéré en octobre dernier, il nous explique pour quoi il se bat….

Suite de l’article ici : http://www.amnesty.be/doc/les-blogs/blog-paroles-de-chercheurs-de/article/heros-malgre-lui-des-rohingyas-au

Source : avec Reuters, The Daily Sun, Burma news