L’Administration zioniste bloque l’entrée de Ramallah aux « non-résidents » et fait démolir des maison

L'administration d'occupation zioniste a fait bloquer, ce lundi, l'entrée de Ramallah aux « non-résidents » de cette ville de Cisjordanie occupée où siège l'Autorité palestinienne, à la suite d'une attaque commise la veille à l'un des accès contrôlés par les forces israéliennes, a indiqué l'armée de l’administration d’occupation zioniste.

Cette interdiction d'accès aux « non-résidents » sera maintenue en fonction de l'évaluation de la situation que feront les forces d’occupation, a dit une porte-parole de l'armée.

Cette décision concerne aussi les étrangers, a dit la porte-parole. Un nombre important de non-résidents – Palestiniens mais aussi diplomates et humanitaires étrangers – va travailler quotidiennement dans la ville où se trouvent les grandes institutions et administrations palestiniennes ainsi que des institutions étrangères.

« Conformément à une évaluation de la situation à la suite de l'attaque à l'arme à feu commise hier à Beit-El, des mesures de sécurité ont été prises dans le secteur et seuls les résidents de Ramallah ont le droit d'entrer dans la ville« , a dit la porte-parole de l'armée israélienne.

Le checkpoint de Beit-El a été le théâtre dimanche d'une nouvelle attaque anti-israélienne quand un Palestinien a ouvert le feu et blessé trois soldats israéliens avant d'être tué.

Démolition de maison dans le sud

demolition cisjordanie
Des palestiniens jouent autour des vestiges d'habitations de fortune qui ont été démolies par l'armée d'occupation zioniste dans la ville d'al-Azariya, le 21 Janvier 2016 (AFP)

Les forces d'occupation zioniste ont démoli près d'une douzaine de bâtiments, dans une zone militaire contestée dans le sud de la Cisjordanie, laissant un certain nombre de familles sans abri…

Les soldats ont détruit 24 structures dans les autours du village de Khirbet Jenbah au sud d'Hébron, selon l'Association des droits civils israélienne.

Les responsables de force zioniste ont déclaré que ses infrastructures et constructions étaient illégales.

C'est vers 7h00 ce matin que les forces d'occupation de l'administration zioniste ont opperé les démolitions, laissant 12 familles « temporairement sans-abri« , explique Nidal Younes (responsable du conseil du village), à l'AFP.

« Au total, il y a environ 80 personnes, » concerner ajoute-il.

L'administation d'occupation zionsite a mené une longue campagne afin de faire déménager – expulser- les résidents de la région, qui a été déclaré zone militaire par l’administration d'occupation zionsite dans les années 1970.

Divers associations et ONG – des droits humains – ont à maintes reprises contesté la revendication l’administration d'occupation zionsite sur ces terres, en faisant valoir qu'il est totalement illégal d'établir une zone militaire dans les territoires occupés, ; c'est ce que Sarit Michaeli, de l'ONG B'Tselem explique.

Les familles, dont beaucoup sont des habitants de la grotte, soutiennent leurs ancêtres ont vécu sur la terre depuis longtemps avant qu'Israël a occupé la Cisjordanie en 1967.

Une déclaration du COGAT, l'unité du ministère de la défense zioniste qui administre les affaires civiles en Cisjordanie, a confirmé les « mesures d'exécution ont été prises contre des constructions illégales et des panneaux solaires construits dans une zone militaire.« 

C'est une injonction de la Haute Cour, ce matin assez tard, qui a ordonné l'arrêt de toutes les démolitions jusqu'à au 9 Février, affirme Sarit Michaeli.

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Les habitants de la région avaient été soumis à un processus d'arbitrage avec les autorités d'occupation zioniste après une décision de la Haute Cour, ajoute Sarit Michaeli. Toutefois, précise t'il que les négociations ont été rompues dès les derniers jours de cette arbitrage. et que « cela signifie que nous sommes de retour à la case départ. Le gouvernement veut se débarrasser des résidents….« .

Le COGAT a déclaré que les négociations ont échoué du fait que : les propriétaires d'immeubles n'auraient montré aucune volonté de remettre la situation dans l'ordre et d’arrêter les constructions considéré illégales.

« En l'état actuel« , des mesures ont été prises conformément à la loi – Mais quelle loi ? Celle prise par une administration d'occupation et qui décrète des régles selon son bon vouloir ? NDLR – , « Au total, ça serait plus de 1.000 personnes qui pourraient être affectées » ajoute Sarit Michaeli : Il y a près de 10 autres villages qui pourraient faire face à des mesures similaires.

Les villages sont représentés par un certain nombre de différentes équipes juridiques, même si les démolitions de mardi ne concernaient qu'un seul d'entre eux , les autres ne sont guère à l’abri.

Souces : Afp, Reuters, L'Orient le Jour, Haaretz, L'Agence Wafa….