L’armée apartheid ouvre des enquêtes supplémentaires sur les exactions de cet été ?

D’après larédac à 22h44 le 09 Décembre 2014

L’armée d’occupation zioniste dit avoir ouvert huit enquêtes criminelles internes supplémentaires sur de possibles bavures commises par ses soldats lors de l’épisode meurtrier dans la bande de Gaza en juillet-août dernier.
Enquêtes limitées !

« Conformément à l’engagement de l’armée à examiner et mener des enquêtes sur des incidents exceptionnels rapportés pendant l’opération ‘Bordure Protectrice’, le procureur général militaire a annoncé que l’armée mènerait huit enquêtes criminelles supplémentaires« , a indiqué un communiqué militaire.

L’ONU et des organisations internationales de défense des droits de l’Homme ont vivement dénoncé pendant la guerre plusieurs cas d’usage injustifié ou disproportionné de la force par l’armée contre des civils palestiniens dans l’enclave palestinienne contrôlée par le Hamas (Mouvement de résistance).

Les nouvelles enquêtes criminelles portent sur la mort de deux chauffeurs d’ambulance palestiniens visés par les soldats, sur la mort de 27 civils dans le bombardement d’une maison le 20 juillet à Khan Younès, sur la mort d’un Palestinien tué alors qu’il brandissait un drapeau blanc et sur quatre incidents de vols commis par des soldats dans des maisons palestiniennes, selon le communiqué. Et on est certainement loin du compte ! 

En septembre, l’armée avait annoncé cinq enquêtes criminelles notamment sur le bombardement d’une école de l’ONU servant de refuge aux Gazaouis (15 morts) ainsi que sur le bombardement sur une plage qui a coûté la vie à quatre enfants.

Ces frappes avaient été condamnées, et ce de pure forme, par l’ONU et les Etats-Unis.

La commission chargée d’enquêter a été mise en place dès le début de l’opération (8 juillet-26 août). Environ 100 dossiers ont été signalés à la commission et 85 incidents sont examinés, précise le communiqué militaire.

L’ONG israélienne de défense des droits de l’Homme, B’Tselem, a réfuté la crédibilité de ces enquêtes en arguant de l’impossibilité de l’armée d’enquêter au plus haut échelon militaire et politique, de l’ambiguïté du procureur militaire qui a aussi un rôle de conseiller pendant les combats, et de l’impossibilité de recueillir des preuves directes par manque d’accès au terrain.

Le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU a pour sa part créé une commission chargée d’enquêter sur « toutes les violations de la loi humanitaire internationale » dans les Territoires palestiniens, en particulier à Gaza occupée pendant la guerre.

La guerre a fait près de 2.200 morts Palestiniens, en majorité des civils, selon les secours palestiniens. Côté israélien, 67 soldats et six civils ont été tués, les chiffres sont là pourtant……

Source : avec Afp, Reuters, Haaretz