Le gouvernement chinois continue sa répression sur la minorité Ouïghours

D’après larédac à 21h02 le 02 Novembre 2014

La Chine n’en a pas fini avec la communauté musulmane turcophone, les Ouïghours. Tout est bon et prétexte à les stigmatiser, comme dernièrement une campagne d’affichage à leur encontre, ou ces 300 Ouïghours qui risquent la peine de mort pour avoir tenté de fuir le pays. Ces multiples pressions ne font qu’engendrer plus de haine qui se traduit par plus d’attentats dans le Xinjiang, le dernier a fait quinze victimes et 14 blessés.

300 Ouïghours risquent la peine de mort

Quitter son pays, sa famille est déjà une épreuve en soi très difficile, la répression chinoise sur la minorité Ouïghours pousse certains à fuir. Dernièrement 300 Ouïghours ont été arrêtés en Thaïlande en possession de faux passeports. Leur fuite vers de meilleurs jours pourrait être sévèrement puni par les autorités chinoises, en effet ces pauvres hommes, femmes et enfants risquent la peine de mort dans un pays qui n’a que faire des droits de l’Homme.

Leur salut pourrait provenir de la Turquie qui via le Ministère des Affaires Étrangères a fait savoir qu’il invitait ces 300 personnes à venir en Turquie. S’ils ne le font pas, ils seront contraints et forcés de retourner dans ce pays qui les méprise eux et leur religion. Religion qui est systématiquement attaquée à l’aide de pratiques sournoises et vicieuses (délation, obligation de manger pendant Ramadan, voile interdit ainsi que la barbe, emprisonnement abusif et illégal, etc..etc…).

Pour que la Turquie puisse accueillir les Ouïghours, elle doit prendre contact avec les autorités thaï pour ainsi faire démarrer une procédure administrative les autorisant à les faire venir dans le pays.

Nouvel attentat dans le Xinjiang

Quinze personnes sont mortes et 14 autres blessées dans une attaque qui s’est produite vendredi 28 novembre dans la province du Xinjiang. Cette attaque prouve que malgré leur vaste campagne antiterroriste, les autorités chinoises n’arrivent pas à endiguer ces violences qui ont fait près de 200 morts depuis le début de l’année. Ces attaques résultent de la répression quasi quotidienne du gouvernement chinois sur la minorité musulmane turcophone.

Les détails de cette nouvelle attaque sont livrés, comme toujours, par Chine Nouvelle, média voué à la cause du régime.

D’après l’agence de presse officielle, les assaillants ont visé à l’heure du déjeuner une rue très fréquentée, bordée de restaurants.

Ils auraient d’abord lancé des explosifs, avant d’attaquer les passants au couteau et à la hache. Des policiers, qui patrouillaient dans le quartier, sont intervenus, tuant 11 des attaquants. On ignore leur nombre total.

Cet attentat s’est produit dans le district de Shache, dans la zone de Kashgar, à l’extrême ouest de la province du Xinjiang.

C’est là que le 28 juillet dernier, de violents affrontements ont eu lieu, faisant des dizaines de morts, juste avant la fin du ramadan.

Malgré une sécurité maximale, Pékin ne parvient pas à stopper les attaques au Xinjiang. Le gouvernement a annoncé cette semaine qu’il allait recruter 3 000 anciens militaires pour garder Urumqi, la capitale régionale.

Les candidats doivent avoir moins de 30 ans et prouver qu’ils sont « contre le séparatisme ouïghour et les activités religieuses illégales« .

Les Ouïghours stigmatisés dans une campagne d’affichage

Le régime chinois continue sa propagande pour tenter de faire passer toute la communauté Ouïghours pour de potentiels terroristes.

Se cachant derrière le « combat » mondiale contre le terrorisme, la Chine s’emploie à stigmatiser la minorité Ouïghours et ce de façon perverse. Faisant même participer la population à dénoncer ceux qui oseraient porter la barbe. Une petite prime (6€ à 5800€) pour loyaux services est accordée aux dénonciateurs.

France24 nous apprend qu’il y a de cela plusieurs mois, une campagne d’affichage a été lancée dans les principales villes de la région autonome du Guangxi, faisant penser sans équivoque que les Ouïghours sont des terroristes.

France24 a relayé les photos des affiches prisent par un blogueur habitant la ville de Liuzhou. Ces affiches d’encouragement à la délation montrent des personnes barbus ayant un long nez et les cheveux ébouriffés, et au comportement suspect.

Les Ouïghours ne peuvent pas pratiquer l’Islam, les préceptes sont systématiquement attaqués, les humiliations comme au moment de Ramadan se font tous les ans et tous les ans une nouvelle attaque plus pervers que la précédente est proposée par le gouvernement chinois qui veut à tout prix imposer l’athéisme au sein des foyers musulmans.

Source : avec RFI, JDM, HalalBook