Le Hezbollah arrête un de ses chefs soupçonné d’être un agent du « Mossad israélien »

D’après Larédac à 09h30 le 27 Décembre 2014

Le Hezbollah a récemment arrêté un des chefs de ses « opérations extérieures » en le soupçonnant d’être un agent du « Mossad israélien », a indiqué jeudi à l’AFP une source proche de l’enquête.

« Le service en charge de la sécurité du Hezbollah a arrêté il y a trois mois un agent du Mossad dans ses rangs qui est dénommé Mohammad Chawraba« , a affirmé cette source, en précisant qu’il était depuis 2007 en contact avec les services secrets israéliens.

Cet homme était « responsable de la coordination de l’unité chargée des opérations à l’étranger, connue sous le nom 910« , responsable des « actions sécuritaires » du Hezbollah en dehors du Liban.

La milice et l’état zioniste mènent une lutte sans merci l’une contre l’autre, qui s’est transformée en 1996 et 2006 en guerre totale sans que l’État hébreu ne réussisse à défaire son adversaire.

Originaire du village chiite Mahrouna, au sud-est de Tyr, le suspect habitait à Beyrouth mais voyageait beaucoup à l’étranger où il a été recruté. Véritable agent double ou simple opération d’intoxication qui finirait par la liquidation d’un opposant interne ?

Selon cette source impliquée dans l’enquête interne, « Chawraba a fait échouer environ cinq opérations que le Hezbollah avait planifié d’exécuter à l’étranger contre des objectifs liés à Israël en représailles à la mort de son chef militaire Imad Moughniyeh« .

Ce dernier avait été tué en 2008 à Damas dans un attentat à la voiture piégée, une attaque imputée par le Hezbollah à l’État sioniste, qui a nié toute implication.

Le Hezbollah avait « commencé son enquête après l’opération de Bourgas« , une ville balnéaire de Bulgarie où, le 18 juillet 2012, cinq touristes israéliens avaient péri dans l’explosion d’une bombe à bord d’un bus. Le chauffeur du bus et l’auteur de l’attaque avaient également perdu la vie.

Cette opération « n’a pu être menée totalement à bien et a permis de découvrir la connexion entre le suspect et le Mossad« , selon la source.

« Après une série d’échecs inexplicables, les services de sécurité du Hezbollah ont séparé les cellules des opérations à l’extérieur et c’est ainsi qu’a été localisée la fuite« , a-t-elle précisé.

Interrogé par l’AFP, le porte-parole du Hezbollah a refusé de faire des commentaires sur cette affaire.

L’annonce de l’arrestation du suspect a provoqué la surprise dans son village. « Chawraba, âgé d’environ 50 ans et officiellement commerçant, ne venait plus ici depuis longtemps mais sa famille est connue pour sa piété et son attachement au Hezbollah. Il s’agit pour l’instant que de rumeurs mais si le mouvement annonce officiellement son arrestation, la famille le reniera« , a affirmé à l’AFP un habitant.

En 2012, un autre responsable du Hezbollah dénommé Abou Trab, en charge d’une unité de missiles, avait été arrêté et accusé d’avoir fourni à l’entité sioniste des informations sur la localisation des bases de lancement durant la guerre de 2006.

Comme il est coutume, dans le monde du renseignement (services secrets et autres officines non officiels…), d’intoxiquer ses adversaires ; en infiltrant et/ou en créant des suspicions internes, faisant échouer et/ou sabotant des opérations, du matériel… etc… etc… ; mais aussi de faire diversion en faisant accuser un autre que le réel espion/traître… (exemple de Mata Hari – Mythe & bouc émissaire)

Ce qui a le plus souvent pour conséquence l’élimination, la décapitation des têtes pensantes et des forces d’intelligences et vives de ses derniers ennemis … Ainsi accuser d' »espionnage » pour le compte de forces étrangères, ses derniers se retrouvent neutralisés (prisonniers ou tuer) par leurs propres camarades… Cette méthode fut et reste employé depuis l’Antiquité et de nos jours par les USA, la France, la Russie comme au bon vieux temps de la Première Guerre mondiale et suivante, la guerre froide…

Source : avec Afp, Reuters, Al Manar, L’orient le Jour, Haaretz