Le matricule fait son retour sur les uniformes des forces de sécurité

D’après Larédac’ à 17h51 le 04 Janvier 2014


Parmi les différentes réformes mises en place par le gouvernement français pour cette année 2014 et actives depuis le 1er janvier, il y a l’apparition ou la réapparition du matricule pour les agents des forces de sécurité.

Le « numéro d’identification individuel » comprend sept chiffres qui permettront à l’avenir d’identifier les forces de police ou de gendarmerie. 

Le matricule n’avait plus sa place sur les uniformes depuis 1984, il a été rendu obligatoire par le nouveau Code de déontologie de la police et de la gendarmerie.

Cette réforme a été bien accueilli, le gouvernement y voyant une réponse pour lutter contre les abus d’agents zélés  et ainsi améliorer les relations entre les citoyens et les forces de l’ordre. 

Pour le Collectif « Stop le contrôle au faciès » ceci n’est rien d’autre qu’une « simple mesurette » qui ne résoudra pas les problèmes, car celui-ci juge cette mesure inefficace. Même si le Collectif admet « qu’il était urgent et nécessaire pour les citoyens d’identifier les agents procédant aux contrôles. » La cause de cette frustration vient du fait que le Collectif ne digère toujours pas l’abandon par le ministère de l’intérieur du « récépissé de contrôle d’identité » qui était en grande partie soutenu par les associations membres du Collectif.

« Nous sommes bien loin des promesses électorales. On a voulu nous amadouer avec cette histoire de matricule alors qu’à l’évidence, cela ne résoudra pas le problème des contrôles abusifs » a déclaré dans un communiqué le porte-parole du Collectif, Sihame Assbague.

Pour le Collectif, le refus de Mr Valls de mettre en place le « récépissé de contrôle » « a non seulement privé son ministère de données objectives sur la fréquence, les motifs, les résultats des contrôles d’identité mais il a surtout privé policiers et citoyens d’un outil d’équité et de transparence susceptible d’apaiser des tensions toujours plus vives ».

Et les principaux intéressés dans cette histoire ? Que pensent les policiers de cette nouvelle mesure qui va venir se greffer sur leurs uniformes ? Hé bien de leur côté les policiers ainsi que leurs syndicats jugent cette mesure néfaste, voyant dans celle-ci un soit-disant outil de « stigmatisation » de leur travail.

Source : Afp