Le militant Fernand Tuil est décédé, la Palestine est en deuil

D’après Larédac’ à 19h41 le 30 Décembre 2013

Fernand Tuil, défenseur infatigable de la cause fondateur de l’association des villes françaises jumelées avec les camps de réfugiés palestiniens (AJFP), a décédé le mardi 24 décembre 2013 des suites d’une longue maladie.

On connaît cet homme beaucoup plus en Palestine qu’en France. Fernand Tuil n’a jamais cessé de penser, de pleurer, de soutenir, sans jamais se lasser de défendre la cause palestinienne. Son engagement fut tel que le 19 novembre 2011, à Bagnolet, il s’est vu remettre un passeport palestinien.

Citoyen du monde, militant pour la paix, pour la justice et le bon vivre ensemble, l’injustice l’insupporte.

«Fernand était la révolte et la générosité faites homme, un communiste sincère, loyal, ouvert, commente Pierre Laurent, secrétaire national du Parti Communiste. L’injustice lui était proprement insupportable, et Fernand était un militant de la paix et de la justice en Palestine de la première heure, reconnu comme tel par Yasser Arafat qui l’avait pris en amitié» a déclaré Pierre Laurent, secrétaire national du Parti Communiste. 

Fernand Tuil est donc mort mardi 24 décembre, la veille de Noël, des suites d’une longue maladie.

« Aujourd’hui grâce à lui, des milliers de citoyens français se sont engagés dans la lutte pour le droit et la justice. Son indignation et sa rage face à la barbarie de notre temps, nous donne la force de continuer la lutte. Il a œuvré pour bâtir des ponts entre la France et la Palestine pour mettre fin à l’injustice et au silence. Il a été un ambassadeur du peuple palestinien, de sa culture et de son histoire, nous le reconnaissons comme tel », a déclaré le chef de cabinet de l’ambassade-Mission de la Palestine en France.

C’est Fernand Tuil qui est à l’initiative, entre autres, de l’Association pour le jumelage des villes françaises avec les camps de réfugiés palestiniens (AJPF) avec pour départ en 1989 le jumelage de la ville de Montataire, dans l’Oise, et de Deheisheh se situant dans le district de Bethléem.

Et c’est en 1999, que l’Association pour le jumelage entre les camps de réfugiés palestiniens et les villes françaises (AJPF) voit le jour. « Son engagement au sein de l’AJFP a contribué comme jamais au rapprochement des institutions et des élus de France et de Palestine, au rapprochement des peuples. Fernand avait choisi de porter avec nous le fardeau de l’espoir », explique très émue, Noha Rashmawi, chef de cabinet de l’ambassade – Mission de la Palestine en France.

Aujourd’hui, ce sont des dizaines de villes du territoire français qui constituent un réseau de solidarité irremplaçable.

Selon les souhaits de la femme de Fernand Tuil, il n’y aura pas de cérémonies, ni de discours. Mais un recueillement serait prévu mercredi 1er janvier entre 15h et 17h. Par reconnaissance l’UNESCO organisera une cérémonie fin janvier et en février la Palestine, à son tour, rendra hommage à cet homme qui n’a pas ménagé sa peine pour soutenir la sienne.

Continuez à diffuser les atrocités perpétrées par l’État apartheid, le combat continue !

N’oubliez pas que nous devons combattre toutes les injustices afin de faire dominer le bien et c’est un commandement divin. 

Source : LeCourrierdeL’Atlas