Le nouveau calife de l’Etat Islamique menace les chrétiens sur son territoire

D’après Larédac’ à 00h30 le 20 Juillet 2014 

Ultimatum l’Etat islamique (EI) aux chrétiens d’Irak

L’Etat t islamique (EI) qui contrôle en partie le nord et l’ouest de l’Irak ont lancé un ultimatum aux chrétiens, leur ordonnant soit de se convertir à l’islam, soit de payer l’impôt spécial de la « jizya » *, faute de quoi ils seront tués s’ils restent dans le « califat » ! Une annonce qui va certainement accentuer les multiples problèmes que la communauté musulmane rencontre déjà à travers le globe et pour sûr que cette information va ravir les islamophobes en tous genres.

Un communiqué distribué dans la ville de Mossoul, contrôlée par les islamistes, précise que ces mesures prendront effet samedi.

Le texte précise que les chrétiens qui veulent rester dans le « califat  » proclamé par l’EI dans les zones qu’il contrôle doivent se soumettre aux règles de la « dhimma » imposée aux non-musulmans, avec le paiement de la « jizya« .

« Nous leur proposons trois choix: l’islam, la dhimma et, s’ils refusent ces deux choix, il ne reste que le glaive« , précise le communiqué de l’Etat islamique distribué jeudi et lu dans les mosquées.

Le « calife » Abou Bakr al Bagdadi donne jusqu’au samedi 19 juillet aux chrétiens pour se décider et, s’ils refusent de se convertir ou de payer l’impôt, « quitter le territoire du califat islamique« .

« Après cette date, il n’y aura plus entre eux et nous que le glaive« , souligne le communiqué.

La population chrétienne de Mossoul, qui s’élevait à environ 100.000 personnes il y a dix ans, était estimée à 5.000 avant la prise de la cité par les djihadistes le mois dernier. Les chrétiens ne seraient plus que 200 actuellement dans la ville, selon un habitant.

Ali al-Sistani appelle à un nouveau gouvernement

Un porte-parole d’un puissant chef chiite, l’Ayatollah Ali al-Sistani, s’est adressé aux fidèles, vendredi 18 juillet 2014, lors de la prière dans la ville sainte de Kerbala en Irak, alors que les tensions communautaires s’accentuent.

Vidéo AFP : http://cdn.dmcloud.net/route/4f8da00e94a6f639e70004f1/53c9537906361d76ac34ca2f/mp4_h264_aac_hd.mp4?auth=1406307805-0-fygrcfd0-3d8ccaa3006d9fcfb377e06fbc9e3d88

Source : Reuters, AFP, L’Orient le Jour, les dits « réseau Sociaux »

* Le résident non-musulman doit, en terre musulmane, s’acquitter d’un impôt personnel, la jizya. 


D’après un des avis existant, il s’agit d’une compensation financière pour la non-participation de ce résident à la défense du pays (étant donné que cette défense relève d’un caractère religieux dominant) (cf. Al-Hidâya, al-Marghînânî). Quant à celui qui opte pour la conversion à l’islam, il est sujet, s’il possède des richesses, à la zakât (comme tous les autres musulmans), également personnelle, qui est un acte cultuel, et aussi un impôt – ‘ibâda fîhâ ma’na-l-ma’ûna.

D’après un des avis, le montant de la jizya est variable et doit être établi d’après le lieu et l’époque. 

voici quelques textes concernant la protection de la vie et des biens des non-musulmans : 
le Prophète (paix et bénédiction sur lui) a dit : « Celui qui tue un mu’âhid [= un non-musulman résident de l’Etat musulman, ou un résident d’un Etat non-musulman étant en paix avec les musulmans], il ne sentira même pas le parfum du paradis » (rapporté par al-Bukhârî, n° 2995 ; rapporté avec une variante par at-Tirmidhî, n° 1403, et par an-Nassâ’ï, n° 4748). Ceci veut dire que ce musulman a commis quelque chose de strictement interdit, qui peut le conduire bien sûr aux règles prévues dans ce monde, et au châtiment dans l’Au-delà (sauf pardon divin) avant son admission au paradis s’il est mort avec la foi. 

« Ecoutez bien : celui qui abuse sur un mu’âhid, usurpe ce qui lui revient, le force à faire ce qui est au-dessus de ses forces, ou prend quelque chose lui appartenant sans son accord, je serai l’adversaire de celui-là le jour du jugement » (rapporté par Abû Dâoûd, n° 3052).

Mortellement blessé par un non-musulman résidant à Médine, le calife Omar exprime, sur son lit de mort, ses dernières recommandations à l’attention de celui qui sera choisi comme calife après lui. Parmi celles-ci : « Et je lui recommande les dhimmis, avec qui un contrat a été fait au nom de Dieu, par le Prophète : je lui recommande de respecter le contrat conclu avec eux, que leur défense soit assurée et qu’il ne leur soit pas demandé de faire ce qui est au-dessus de leurs forces » (rapporté par al-Bukhârî, n° 3497).

D’après Abû Hanîfa, la peine de mort est applicable à un musulman reconnu coupable de meurtre sur la personne d’un dhimmi (sauf si bien sûr la famille de celui-ci accorde son pardon). Du hadîth disant : « Le musulman ne doit pas être mis à mort pour le non-musulman, ni l’homme protégé lorsqu’il est protégé » (rapporté par Abû Dâoûd, n° 4530), Abû Hanîfa dit que le « non-musulman » ici désigné est le harbî, pas le dhimmî

A propos d’un autre point (le fait que le musulman puisse toucher ou non sa part d’héritage d’un parent non-musulman, tawrîth ul-muslim min al-kâfir), certains mujtahids, dont Ibn Taymiyya, sont d’avis que cela est possible ; et de cette partie de hadîth : « Le musulman n’héritera pas du non-musulman »(rapporté par al-Bukhârî et Muslim), ces mujtahid font la même interprétation que celle que Abû Hanîfa a faite ici : le « non-musulman » ici désigné est le harbî, pas le dhimmî (cf. Ahkâmu ahl idh-dhimma, pp. 462 et suivantes).