Le Pakistan interdit la traduction en anglais des termes islamiques

Le 04 juin dernier, le Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif a approuvé une proposition de loi interdisant la traduction en anglais des termes islamiques considérés comme Sacrés, ce qui signifie par exemple que le mot «masjid» ne pourra plus être remplacé par le mot anglais « mosque ». La proposition de loi a été mise en vigueur le 18 juin soit pendant le mois béni.
 
Les noms Sacrés en arabes ainsi que des mots tels qu’Allah (God), mosquée (mosque), sala’at (prayer) et Rasool (Pr) sont désormais interdits d’être traduit dans la langue de Shakespeare, selon la nouvelle législation approuvée par le Premier ministre. 

Des savants religieux ont apprécié la décision du gouvernement et ont souligné que de toute manière mettre en oeuvre celle-ci était une nécessité.

L’Éminent religieux le Mufti Mohammad Naeem a déclaré que la décision était louable, mais qu’elle devra être appliquée à la lettre. Il a lui aussi salué le Premier ministre pour cette initiative.
 
Le Mufti Muneebur Rehman a également salué l’initiative, disant que certains termes et noms religieux sont mieux décrits en arabe et que le sens ne pouvait pas être retranscrit en anglais.
 
La nouvelle n’a pas été acceuilli avec enthousiasme par tout le monde. En effet, la communauté chrétienne du Pakistan se plaint régulièrement d’être soumis à la discrimination religieuse, et Nasir Saeed, directeur du Centre for Legal Aid, Assistance and Settlement (CLAAS) qui travaille à améliorer la liberté religieuse dans ce pays, a averti que la nouvelle loi pourrait avoir un impact significatif sur des groupes religieux minoritaires.
 
Selon lui, « en gardant de vue la situation actuelle du pays où l’extrémisme, le fondamentalisme et la haine contre les chrétiens et les autres minorités religieuses est à la hausse … Il y aussi la possibilité que cette politique pourrait avoir un impact négatif, en particulier sur la vie des non-musulmans qui souffrent déjà à cause des politiques discriminatoires du gouvernement à leur encontre« .
 
« Il y a aussi la possibilité que les gens abusent de cette disposition s’ils considèrent la traduction d’un mot offensant ou insultant pour tout mot islamique » a-t-il ajouté.
 
Pendant ce temps, un tribunal anti-terroriste à Bahawalpur a condamné en juillet dernier un imam à 10 ans et quatre mois d’emprisonnement après avoir été reconnu coupable de faire des discours de haine et provocateurs après les prières de Fajr dans une mosquée de Qayampur. Abdul Ghani a également reçu une amende de 750,000 rs par le juge Khalid Arshad.
 
La police avait enregistré un premier rapport d’information contre lui et l’a ensuite arrêté. Après avoir examiné la preuve et entendu les témoins, le juge a condamné Abdul Ghani. 
Sources : ChristianToDay, TheAsianAge, PakistanToDay