Le voile, excuse de la République

D’après Ibrahim T. à 00h30 le 2 Août 2013

       

Le voile dit ‘Islamique” est devenu en France un outil de stigmatisation des plus affligeants de ce vilain « Islam » tant la Bêtise de ces faiseurs de lois et leurs semblables est abjecte.

La réalité de cette stigmatisation ne touche pas uniquement la musulmane, mais également la femme, faisant d’elle une fois de plus un être incapable de raisonner.

Après avoir relayé la femme au rang de marchandise et d’objet, la perception Française de toutes celles porteuses de valeur ne cessent de se dégrader alors que c’est cela même qui font d’elles des femmes qui se respectent.

Outre le fait de se retrouver doublement stigmatisée, par son statut de femme et celle de Musulmane, ceci ne reste qu’un outil d’une volonté aux objectifs bien plus vastes.

Le Petit jeu de notre cher axe médiaco/ politique  trouve peut être sa source dans cette étude mener en 2004 par Saïd Bouamama suite aux événements du « Foulard à l’école ».

Ainsi l’acharnement médiatique et les récentes déclarations de Mr Manuel Valls prennent tous leurs sens.

voici un extrait du livre : L’affaire du voile, ou la production d’un racisme respectable, publié aux Éditions du Geais Bleu.

«La construction d’un nouvel ennemi comme lien social national

La fin des équilibres géopolitiques issus de la seconde guerre mondiale du fait de la disparition des  » pays de l’Est  » a eu une double conséquence, l’une au niveau du réel social, l’autre au niveau idéologique.

Au niveau du réel, la fin du monde bipolaire fait disparaître les freins à la logique capitaliste basée sur la recherche du profit maximum, accélère les concurrences entre grands pays industrialisés et enclenche ce qu’il est désormais convenu d’appeler la  » mondialisation « .

Au niveau idéologique le discours de légitimation classique ( l’unité nationale et internationale contre le danger soviétique) n’a plus de raison d’être. Il en découle le besoin d’un  » nouvel ennemi  » théorisé aux U.S.A. par Huntington [1] et sa  » guerre des civilisations « .

Ces deux dimensions issues du changement de contexte mondial ne sont pas des réalités statiques séparées mais un processus d’ensemble dynamique au sein duquel la régressionsociale en hausse et les contestations qu’elle porte nécessitent la mise en scène, toujours plus forte, d’un nouvel ennemi  » visible « ,  » naturel  » et  » évident « .

A l’échelon national la logique  » mondialiste  » a déjà fait de nombreux dégâts sociaux mais elle a également suscité de puissants mouvements de contestation posant ainsi un clivage de type social, économique et politique. La frontière entre un  » nous  » et un  » eux  » est posée par le mouvement social sur des critères d’intérêts sociaux. Elle est susceptible de gagner rapidement du terrain au fur et à mesure que les dégâts du projet libéral toucheront de plus en plus de citoyens et de groupes sociaux. Une des modalités du combat social porte sur la définition de la frontière et le projet libéral a, bien entendu, intérêt à construire la frontière sur un autre critère : La culture, la religion, l’ethnie, la civilisation, etc. L’ethnicisation des questions sociales est donc à la fois, une résultante et un moyen, de la gestion des rapports de forces sociaux dans une phase de régression libérale.»