L’EI s’est emparé d’un champ gazier dans la province de Homs

D’après Larédac’ à 10h03 le 01 Novembre 2014

Les combattants de l’état dit « islamique » (EI) se sont emparés jeudi d’un champ gazier dans la province syrienne de Homs, après trois jours de violents combats avec les forces du régime, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme. Ces affrontements se poursuivent à la périphérie du champ de Chaer, l’armée syrienne tentant de lancer une contre-offensive. L’OSDH précise que les nommés djihadistes contrôlent l’ensemble des puits, mais que des soldats se trouvaient encore dans quelques bâtiments.

Les combattants de l’état dit « islamique » (EI) ont revendiqué la prise du champ, affirmant dans un communiqué publié sur Internet que « les lions de l’EI ont mené une opération éclair (…) qui a abouti à libération » de Chaer. Ils ont posté des photos de tanks détruits, et d’au moins 15 corps portant des treillis présentés comme ceux des soldats syriens tués, certains avec une marque de balle dans la tête ou la poitrine, d’autres carbonisés.

L’état dit « islamique » (EI) a lancé mardi son offensive contre le champ, tuant 30 membres des forces du régime, selon l’OSDH, qui dispose d’un large réseau d’informateurs à travers la Syrie. En juillet, l’armée syrienne avait repris en juillet ce champ gazier aux djihadistes qui l’avaient conquis au terme de combats qui avaient fait 270 morts, en majorité exécutés par l’EI. Le champ est situé près du site archéologique de Palmyre.

L’EI a mis la main sur plusieurs champs de pétrole et de gaz en Syrie et en Irak, une importante source de revenus pour ce groupe, qualifié d' »organisation terroriste la mieux financée » au monde par Washington.

Des zones de cessez-le-feu pour l’aide humanitaire demander par l’émissaire de l’ONU

Photo : L’émissaire des Nations Unies pour la Syrie, Staffan de Mistura, lors d’une conférence de presse à Genève le 10 octobre 2014

L’émissaire spécial des Nations unies pour la Syrie Staffan de Mistura a proposé jeudi d’instaurer des zones de cessez-le-feu pour permettre la distribution de l’aide humanitaire dans ce pays déchiré par plus de trois années de guerre civile.

Après une réunion avec le Conseil de sécurité, M. de Mistura a expliqué aux journalistes qu’il n’avait pas de plan de paix mais plutôt un « plan d’action » pour tenter de résoudre un conflit qui a entraîné le déplacement de quelque 6,5 millions de personnes.

L’émissaire a estimé que la ville d’Alep dans le nord de la Syrie pourrait être « une bonne candidate » pour ce type de zone.

« Cela devrait être une zone dans laquelle les combats seraient suspendus pour permettre une amélioration de l’aide humanitaire et pour que les gens sachent, qu’au moins dans ces endroits, il n’y aura pas de combats« , a-t-il ajouté sans donner davantage de détails.

Alep, la capitale économique de la Syrie avant le début de la guerre en 2011, est divisée depuis l’été 2012 entre des secteurs contrôlés par le régime de Bachar al-Assad et les rebelles.

M. de Mistura qui a succédé cet été à Lakhdar Brahimi, sortait d’une réunion avec les 15 membres du Conseil de sécurité après avoir rendu visite à la Russie et à l’Iran, deux pays qui ont une grande influence sur le régime de Bachar al-Assad.

Source : Afp, Reuters, L’orient le Jour, Agence de l’ONU, Agence Sana, L’orient le Jour