L’israélo-judéo-nazi selon Yeshayahou Leibowitch

D’après Larédac’ à 21h08 le 14 Juillet 2014

http://www.dailymotion.com/video/x7znvk_yeshayahou-leibowitz-israel-judeo-n_news (vidéo datant de 2009)

Yeshayahou Leibowitz, né en 1903, scientifique et philosophe israélien mort en 1994;

Tout d’abord un sioniste fervent parce qu’il pensait que le monde chrétien avait failli vis-à-vis des juifs. Il estimait que ceux-ci étant un peuple à part entière, ils avaient droit à l’autodétermination et « en avaient assez d’être gouvernés par les goys« , comme il aimait à dire. 

Le sionisme avait donc été pour lui la réponse adéquate à cette anomalie, et malgré les critiques virulentes qu’il adressait parfois au monde politique israélien il était convaincu qu’israël avait accompli toutes les promesses du sionisme en créant un Etat.

Cependant, tout en étant juif de stricte observance, Leibowitz ne considérait pas le judaïsme comme une vérité universelle. Il partait du point de vue que toute valeur humaine était tautologique*, c’est-à-dire qu’elle reposait sur un raisonnement en circuit fermé. 

Il appliquait cela au judaïsme en disant que la Thora avait été écrite par les juifs, et qu’ensuite les juifs l’avaient déclarée sacrée, et la boucle était bouclée. Il n’y avait donc pour Leibowitz ni miracle ni Révélation externe, mais un mode vie qu’il n’était pas question d’imposer à qui que ce soit.

C’est durant l’été 1982, le professeur Leibovitz avait, au moment du siège de Beyrouth, utilisé le terme « judéo-nazis » pour condamner l’action de l’armée au pays du Cèdre et dans les Territoires occupés.

Leibowitz, qui n’a jamais milité dans un parti ou dans un mouvement politique, est convaincu que ses opinions sont justes et sincères. L’air lointain, dédaigneux, il réplique avec détermination à toutes les accusations qui le traitent de « délateur, traître à sa patrie, de vieux philosophe, de vieillard moraliste avec son caractère hargneux. » 

Leibowitz s’en moque, persiste et signe à chaque fois. Il critique, avec hardiesse, les généraux de Tsahal qui évoquent « la Pureté des armes« . Il explique qu’un soldat juif n’est pas différent d’un soldat français, américain ou arabe. Un fusil, un canon ou un char ne peuvent jamais être purs. Ils sont toujours destructeurs.

Leibowitz n’était pas non plus un partisan de l’idéal pacifiste ni un anarchiste. Il était conscient que chaque Etat doit posséder une armée. Particulièrement convaincu que l’Etat d’Israël doit se défendre contre ses ennemis et protéger ses citoyens. 

Toutefois, il sera solidaire avec les objecteurs de conscience, ces soldats qui refuseront pour des « raisons morales » de servir dans les territoires occupés. Il n’appellera jamais à la révolte contre l’armée ni à refuser la mobilisation des réservistes. Il sait parfaitement que des soldats violeront, un jour ou l’autre, les ordres moraux pour la défense de la patrie. 

Cependant, il trace des limites à l’obéissance aux ordres et met l’accent sur le fait que l’Etat n’est pas une valeur suprême. Ceux qui pensent ainsi n’étaient, et nous sommes d’avis qu’ils le sont toujours, à ses yeux que des fascistes.

Négligence de style ou procédé rhétorique consistant à répéter la même idée en termes différents, soit dans la même proposition (J’en porte la responsabilité pleine et entière), soit dans deux propositions voisines (Étant en effet Boubouroche, Boubouroche déclara qu’il était Boubouroche [Courteline]). (Définition Larousse)