L’Oncle Tom demande à l’Ourson d’arrêter ses frappes

Le président américain Barack « Uncle Tom » Obama a demandé à son homologue russe Vladimir « Ourson » Poutine de mettre fin aux frappes de l'armée russe en Syrie contre des groupes de l'opposition modérée, conformément à l'accord international conclu à Munich jeudi dernier, a indiqué ce dimanche la Maison-Blanche.

Dans un appel téléphonique qui a eu lieu samedi entre les deux chefs d'État, Barack Obama « a souligné qu'il était dorénavant important que la Russie joue un rôle constructif en cessant sa campagne aérienne contre les forces de l'opposition modérée en Syrie », selon un communiqué de la présidence américaine, Barack Obama étant actuellement en voyage en Californie.

Les deux dirigeants, dont la conversation téléphonique avait déjà été rapportée dimanche par le Kremlin, « ont discuté des décisions et des accords conclus le 11 février lors de la réunion à Munich du Groupe international de soutien à la Syrie (ISSG) », a expliqué la Maison-Blanche.

Barack Obama et Vladimir Poutine « ont insisté sur l'importance de mettre en oeuvre rapidement un accès humanitaire aux zones assiégées en Syrie et d'amorcer une cessation des hostilités sur l'ensemble du territoire national syrien ».

Les 17 pays et 3 organisations multilatérales, dont les États-Unis, la Russie, l'Arabie saoudite, l'Iran, la Turquie et l'Union européenne, réunis au sein du ISSG, sont convenus jeudi soir à Munich d'une « cessation des hostilités » en Syrie d'ici à une semaine et d'ouvrir des accès humanitaires aux villes assiégées.

syria russian airstrkesMais, en dépit de ces promesses de trêve, une résolution du conflit syrien semblait dimanche de plus en plus illusoire, les différents acteurs internationaux, dont la Turquie et la Russie, s'accusant mutuellement de jeter de l'huile sur le feu.

Au terme de leur conversation téléphonique, les présidents Obama et Poutine, dont les gouvernements sont en froid depuis plus de trois ans sur les dossiers syrien et ukrainien, sont « tombés d'accord pour rester en communication à propos du travail important du ISSG », selon la Maison-Blanche.

Les britanniques accusent la Russie de ne viser que l'opposition syrienne

La Grande-Bretagne a accusé la Russie de mener une « politique de la terre brûlée » contre les forces et les civils syriens lors de tentatives de pourparlers de paix de la semaine dernière à Genève.

Gareth Bayley, représentant spécial du Royaume-Uni pour la Syrie, a déclaré dans un communiqué, sur Twitter mardi dernier, que « la Russie a délibérément axée ses frappes afin de décimer l'opposition à Alep« , alors que les belligérants se réunissaient à Genève pour des négociations parrainées par l'ONU.

« Il [la Russie] ne peut pas continuer à réclamer un siège à la table tout en bombardant délibérément l'opposition modérée et tuer des civils en violation flagrante du droit international….« , a déclaré la déclaration de Gareth Bayley.

Des milliers de Syriens ont fui la ville syrienne nord vers la frontière turque ces derniers jours, que les combats dans la région intensifiée.

Sources : Afp, reuters, Associated Press, L'Orient le Jour….