L’UE vers des « sanctions » qui conduiraient au retour des ambassadeurs postés en israël

D’après Larédac à 20h01 le 17 Novembre 2014

D’après le quotidien Haaretz, qui a publié ce lundi des détails des « sanctions » de l’Union européenne, après des premières rumeurs plus tôt cette semaine, qui indiquent qu’une des peines éventuelles contre l’état sioniste serait le rappel des ambassadeurs européens en poste dans le territoire.

Le document rédigé par Chistian Berger, le chef du Département Moyen-Orient au service d’actions « extérieures » de l’UE, serait en discussion dans les 28 pays de l’UE, et au « stade de discussion au siège à Bruxelles« , rapporte lundi Haaretz.

Les sanctions portent principalement sur la poursuite des constructions de colonies zionistes en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

Le second chapitre traite des relations bilatérales de chaque Etat membre avec l’état zioniste et entend nier l’autorité de l’Etat israélien et de ses agences de sécurité sur les « colonies » au-delà de la ligne verte.

Le troisième chapitre traite des Palestiniens, l’UE envisageant de prendre des mesures afin de « renforcer l’Etat palestinien« .

Pour Bibi dit « the king » : « Je pense que les appels émanant des pays européens, de leur Parlement, afin de reconnaître un Etat palestinien n’a fait que reculer la paix« , a-t-il affirmé lors d’une conférence de presse (dimanche 16 novembre 2014) en présence du ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier. Est-ce que la colonisation fait-elle avancer la « paix » ? Est-ce que les arrestations arbitraires et les humiliations font avancer la « paix » ? Est-ce que les bombardements intempestifs sur les civiles contribuent-ils à la « paix ?….. Bibi a décidément une conception de la « paix » qui est bien propre aux zionistes de sa trempe.

​​« Revenir au statu quo après la guerre de l’été à Gaza n’est pas suffisant« , a répondu Steinmeier au dirigeant zioniste, insistant sur la nécessité d’un retour aux négociations, tout en excluant une reconnaissance unilatérale éventuelle de la part de l’Allemagne.

Steinmeir s’est également dit confiant de toute prochaine initiative américaine pour revenir à la table des négociations, qui sera « fructueuse ».

En rencontre avec Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne, le samedi 15 novembre 2014, le ministre allemand des Affaires étrangères a mis en garde samedi contre une détérioration de la situation sur l’esplanade des mosquées (Al Aqsa) à Jérusalem.

« Il faut à tout prix éviter que ce conflit politique devienne un conflit religieux« , a déclaré M. Steinmeier dans la ville de Ramallah en Cisjordanie où il a rencontré le chef de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas selon le Jerusalem Post.

Après une courte visite à Jérusalem, il a également soutenu que toutes les religions devraient pouvoir prier sur le lieu saint sans engager de violences.

Mardi, le Parlement espagnol tiendra un vote symbolique à cet égard, selon un rapport publié dans le journal espagnol El País.

Pas d’ambassade à Ramallah pour la Suède

La Suède a décidé de ne pas ouvrir d’ambassade à Ramallah même si elle a reconnu l’État palestinien fin octobre, a annoncé lundi sa ministre des Affaires étrangères Margot Wallström.

« Personne n’a ouvert d’ambassade à Ramallah et nous pensons que cela peut être géré par le consulat général de Jérusalem. Cette solution est satisfaisante pour nous« , a indiqué la chef de la diplomatie suédoise à la radio publique SR.

Cette reconnaissance, la première par un grand pays de l’Europe de l’Ouest, avait été saluée par le président palestinien comme « courageuse et historique » mais considérée, évidemment, « malheureuse » par les zionistes, qui avait rappelé son ambassadeur, Isaac Bachman. Aucun porte-parole de l’ambassade d’israël à Stockholm n’était joignable lundi pour indiquer si M. Bachman était revenu en Suède.

Selon l’Autorité palestinienne, quelque 135 pays dans le monde ont reconnu la Palestine, dont, outre la Suède, sept autres membres de l’Union européenne: la République tchèque, la Hongrie, la Pologne, la Bulgarie, la Roumanie, Malte et Chypre, qui l’ont reconnue avant leur entrée dans l’UE.

À l’occasion de la fête nationale palestinienne le 15 novembre, le roi de Suède Carl XVI Gustaf a adressé un courrier de félicitations à l’Autorité palestinienne. « C’est ce qui se passe quand on a reconnu un autre pays, c’est courant que le roi fasse ça« , a expliqué Mme Wallström.

En France, c’est toujours le CRIF qui commande

En France, comme d’habitude, quand le grand gourou du CRIF parle le gouvernement écoute attentivement !

Le CRIF a appelé, en la personne de Roger Cukierman, les parlementaires français à ne pas voter pour la reconnaissance de la Palestine en fin novembre car selon le CRIF, l’initiative des députés socialistes et sénateurs écologistes est une « erreur politique et diplomatique« . En somme « restez à votre place ».

Se basant certainement sur le document de Fodapol (étude dont les résultats ont dû donner grande joie à Cukierman puisqu’ils stipulent que « les préjugés antisémites sont bien plus marqués chez les musulmans »), Roger Cukierman affirme que la reconnaissance de la Palestine comme État aggraverait sensiblement l’antisémitisme en France. Dans son communiqué, le CRIF déclare qu' »en France, après les émeutes antisémites de cet été, cette déclaration ne serait assurément pas comprise comme une initiative de paix, et risquerait d’exacerber les tensions antisémites auxquelles nous avons assisté l’été dernier« .

Cukierman a le culot, autant que son chef suprême Bibi, d’affirmer que « cette résolution n’est pas de nature à favoriser l’avènement de la paix entre Israël et les Palestiniens, elle risque d’engendrer de nouvelles tensions sur le terrain« . Il poursuit « si elle était votée et portée par le gouvernement, elle remettrait en cause la position et la vocation d’arbitre de la France entre israéliens et Palestiniens« .

Mais que vouloir d’autre d’un homme qui a déclaré dans un entretien au Figaro que les groupes qui posent le plus de problèmes sont le FN et les musulmans laissant insinuer ainsi, que les deux s’unissent dans un même combat contre les « Juifs » : « deux groupes posent problème : les musulmans et le Front national« .

Source : avec Reuters, Haaretz, Jerusalem Poste, L’orient le Jour, Deutsche Presse-Agentur, Ynet, Agence Wafa, Figaro