Mahmoud Abbas et Shimon Peres seront au Vatican le 08 juin

D’après Larédac’ à 19h21 le 31 Mai 2014

Le président israélien Shimon Peres et le président palestinien Mahmoud Abbas en compagnie de John Kerry

Les présidents palestinien Mahmoud Abbas et israélien Shimon Peres se rendront au Vatican le 8 juin afin de prier avec le pape François pour la paix au Proche-Orient, a annoncé le Vatican.

« La rencontre de prière pour la paix, à laquelle le saint-père a invité les présidents d’israël, Shimon Peres, et de la Palestine, Mahmoud Abbas, aura lieu le dimanche 8 juin, au cours de l’après-midi, au Vatican. Cette date a été acceptée par les deux parties« , a indiqué le porte-parole du Saint-Siège, le père Federico Lombardi, dans un communiqué.

A la fin de la messe, dimanche, sur la place de la Mangeoire à Bethléem, François avait annoncé à la surprise générale qu’il invitait les présidents israélien et palestinien à se rendre dans « sa maison » au Vatican :

« En ce lieu (de Bethléem), où est né le Prince de la paix, je désire adresser une invitation à vous, monsieur le président Mahmoud Abbas, et à monsieur le président Shimon Peres, pour faire monter ensemble avec moi une prière intense en invoquant de Dieu le don de la paix« , avait dit le chef de l’Eglise catholique.

« J’offre ma maison, au Vatican, pour accueillir cette rencontre de prière. Tous, nous désirons la paix. Beaucoup de personnes la construisent chaque jour par de petits gestes. Nombreux sont ceux qui souffrent et supportent patiemment les efforts de beaucoup de tentatives pour la construire« , avait-il ajouté.

« Tous -spécialement ceux qui sont placés au service de leur peuple-, nous avons le devoir de nous faire instruments et artisans de paix, avant tout dans la prière. Construire la paix est difficile, mais vivre sans paix est un tourment. Tous les hommes et toutes les femmes de cette terre et du monde entier nous demandent de porter devant Dieu leur aspiration ardente à la paix« , avait-il conclu, dans son appel sans précédent.

Les deux présidents s’étaient rapidement déclarés disponibles pour aller au Vatican. 

M. Peres, dont le mandat s’achève dans quelques semaines et qui est un ami du pape, avait tardé cependant à donner une date. Les gestes de François pendant son voyage n’ont pas été appréciés de tous dans la classe politique israélienne. 

La date choisie ne pouvait ni être un vendredi, jour saint musulman, ni un samedi, jour de sabbat pour les juifs. Pour les chrétiens, ce dimanche 8 juin est la fête de la Pentecôte *, la troisième plus importante après Pâques et Noël, qui célèbre le moment, où, selon la tradition, l’Esprit Saint est descendu sur les apôtres, leur donnant notamment la connaissance des langues des autres.

Dans l’avion qui le ramenait de Jérusalem à Rome, le pape avait précisé qu’il ne s’agissait aucunement d’une « médiation » de sa part, mais de la conviction que la prière pouvait inspirer la paix.

François avait déjà eu l’idée d’une journée de prière pour la paix en Syrie en septembre dernier, au moment où les Etats-Unis et la France pensaient à des frappes aériennes contre le régime de Bachar al-Assad.

Source : Afp, Haaretz, L’Orient Le Jour,La Croix, L’Osservatore Romano 

Le mot « Pentecôte » vient du grec [pentèkostè] : cinquantième (ici est la référence  du 50eme jour après la Pâques)

Il existait dans l’ancien Israël une fête de la moisson (des blés) qui se célébrait sept semaines après la coupe des premiers épis d’orge (Lévitique 23, 15-21). C’était essentiellement une fête

agricole et populaire où l’on venait remercier Dieu pour les récoltes, la « fête des prémisses ».

On faisait l’offrande des prémisses.

 Cette fête agricole a été mise en relation par la tradition juive, aux abords de l’ère chrétienne, avec l’evènement de l’histoire du peuple d’Israël le plus important : le don de la Torah. 

La fête de la moisson perdit de son caractère agricole pour devenir de plus en plus le complément de la fête de Pâque. Cinquante jour après la Pâque juive qui célèbre la libération de

la captivité (et non esclavage – Inchallah le Dr Mansour reviendra sur les détails et divergences historiques..)  de peuple hébreu en Égypte, la fête de Pentecôte célèbre le don de la loi au peuple Hébreu sur le Sinaï et la conclusion de l’alliance entre Dieu et son peuple.

Les premiers « chrétiens » ne célébraient pas la fête de la Pentecôte. Ils célébraient Pâques « grand dimanche » pendant 50 jours. Au début du 3ème siècle, quand on parle de Pentecôte dans

« l’Église » naissante, c’est pour désigner la durée de ces 50 jours et non la fête du 50ème jour. Ces 50 jours formaient un unique jour de fête. C’est au 4ème siècle qu’on se mit à célébrer le 50e

jour… mais on y célébrait l’Ascension. Et ce n’est que vers la fin du 4ème siècle que la liturgie a célébré la Pentecôte comme une fête distincte de l’Ascension.

C’est dans Le Livre des Actes des apôtres (2,1-13) rapporte l’évènement qui s’est passé au Cénacle à Jérusalem, en l’an 30 ou 33 de notre ère, le jour de la fête juive de la Pentecôte, 50 jours après la résurrection de Jésus (Issa ibn Mariam…). 

« Quand le jour de la Pentecôte fut arrivé, ils (les apôtres) se trouvèrent tous ensemble. Tout à coup survint du ciel un bruit comme celui d’un violent coup de vent. La maison où ils se tenaient en fut toute remplie ; alors leur apparurent comme des langues de feu qui se partageaient et il s’en posa sur chacun d’eux. Ils furent tous remplis « d’Esprit Saint » et se mirent à parler d’autres langues« .

 La fête de la Pentecôte célèbre la manifestation de « l’Esprit Saint », troisième – personne / entité – de la « Trinité », sa venue sur les apôtres, le cinquantième jour après Pâques. Comme le montre l’expérience des apôtres, rapporter dans le texte des Actes des Apôtres, et comme l’interprète certains théologiens, « l’Esprit » est en particulier source de force intérieure et d’intelligence de la foi…..

Dr Mansour