N’oublions pas la Palestine, n’oublions pas Al-Quds

D’après Hamzatou à 09h07 le 17 Septembre 2013

N’Oublions pas la Palestine, n’oublions pas Al-Quds ! Voici un nouvel appel de M. Hanna Issa secrétaire du conseil islamo-chrétien pour le secours à Al-Quds et aux lieux saints qui nous interpellent encore et toujours sur le saccage et pillage par l’entité sioniste, cette intrusion ou plus encore cette invasion légalisée se poursuit et se renforce de jour en jour. Il y a peu, à l’instar de M. Hanna Issa, le Cheikh Abdou Al-Adim Salhab, président du bureau des legs islamiques dans la ville d’Al-Quds, a fait un appel au monde musulman sur le danger réel de l’éventuelle disparition des lieux sacré de l’islam. 

Les nouvelles en provenance de la ville sainte occupée, capitale de la Palestine, se succèdent et n’annoncent qu’un surplus de judaïsation, d’invasions, de mort lente des Palestiniens, de profanations des lieux saints et d’une arrogance coloniale sioniste extrême, dans un climat d’insouciance totale de la part des peuples et régimes arabes et musulmans.

Les Maqdisis lancent des cris d’alarme, appellent l’humanité encore honnête à réagir, à protester et arrêter la main des criminels sionistes. Plusieurs articles du secrétaire du conseil islamo-chrétien pour le secours à al-Quds et aux lieux saints, M. Hanna Issa, ont récemment été publiés, pour décrire la situation catastrophique de la population maqdisie, qui résiste malgré tout. Dans un communiqué récent, M. Issa met en garde contre le danger qui menace al-Quds et les maqdisis, avec la décision d’organiser une manifestation rassemblant un million de juifs dans les rues de la ville, le 24 septembre prochain. Pour M. Issa, « c’est un appel clair des autorités de l’occupation pour judaïser la ville d’al-Quds », qui souligne par ailleurs que le plan du partage de la mosquée d’al-Aqsa est en cours.

Ci-joint un résumé des articles les plus récents de M. Hanna Issa.

La colonisation dans al-Quds (par Hanna Issa)

Depuis la fondation de l’Etat d’Israël, les gouvernements successifs suivent systématiquement le même plan global consistant à judaïser la ville occupée d’al-Quds. Ce plan s’appuie sur la colonisation, sous toutes ses formes, la confiscation des terres et des maisons arabes qui sont livrées au colons, augmentation du nombre de colons et extrémistes juifs dans la ville sainte, tout cela au dépend de la terre arabe palestinienne et des maqdisis. Pour réaliser ce plan et exercer son pouvoir total sur la ville occupée, l’Etat de l’occupation a étendu les limites de la ville, à l’est et au nord, en y intégrant la colonie Maale Adomim, en tant que principale colonie située à l’est, en plus d’autres colonies, ce qui sert à augmenter le nombre de colons dans la ville et à réduire le nombre des Palestiniens. Le nombre de colons dans la partie Est de la ville est de 300.000 colons.

Les autorités de l’occupation élargissent sans cesse les colonies et invitent les colons à y habiter, au moment où la municipalité de l’occupation démolit toute maison palestinienne construite sans permis, alors que les colons construisent des logements de manière anarchique sur toute parcelle de terre qu’ils parviennent à arracher aux Palestiniens ; Pour encercler les Palestiniens et leur interdire de construire, la municipalité de l’occupation avait réservé des terrains pour les « espaces verts ». Or ces « espaces » ne sont que des réserves stratégiques en vue de la colonisation, puisqu’aujourd’hui, l’occupation les livre aux colonies. 

Selon les récentes données, il y a 29 colonies sionistes dans al-Quds, dont 14 dans la partie annexée.

L’occupation poursuit une politique systématique de confiscation des terres possédées par les Palestiniens pour élargir ses colonies. En 2004, plus de 2000 dunums de terrains ont été confisquées du village al-Walaja, au sud d’al-Quds, pour construire 5000 unités de logement pour les colonies. Un nouveau plan de colonisation vise les terres de Beit Iqsa, au nord-ouest de la ville, avec la menace d’expropriation de 14 mille dunums pour construire une nouvelle colonie. 

De plus, l’occupant procède à l’expulsion des Palestiniens de la ville d’al-Quds, en utilisant plusieurs moyens pour réduire leur nombre et augmenter celui des colons. Shimon Pérès avait déclaré la nécessité d’expulser 240.000 citoyens Palestiniens de la ville sainte. Le plan dit de développement de la ville d’al-Quds signifie en réalité la destruction de 68 maisons palestiniennes et l’expulsion de 200 familles dans le quartier al-Bustan dans Silwan.

Le projet colonial le plus dangereux : E1

Ce projet est le plus dangereux des projets de colonisation visant la ville d’al-Quds et sa liaison avec la Cisjordanie occupée. Le gouvernement de l’occupation l’a adopté en 1999. Il est situé au nord de la colonie Maale Adomim, et assure la liaison entre cette colonie et la ville d’al-Quds. Il prive la ville d’al-Quds de son environnement palestinien comme il divise la Cisjordanie en deux parties, le nord et le sud. Le plan E1 s’étend sur 12.000 dunums des terres d’al-Quds et de la Cisjordanie. Le nombre de colons vivant dans ce complexe colonial est de 41700 colons, et Maale Adomim comprend déjà 36.000 colons, elle s’étend sur 50 kms2, ce qui équivaut à la superficie du « territoire » de Tel Aviv.

Conséquences de la colonisation dans la ville d’al-Quds : l’expropriation de milliers de dunums de terres appartenant aux villages palestiniens, encerclement des agglomérations palestiniennes et l’empêchement à leur extension, verticalement et horizontalement, menace de disparation de plusieurs villages et agglomérations palestiniennes, la ville d’al-Quds vit sous la terreur et la crainte, à cause des agressions continues des colons armés et protégés par les forces de la police de l’occupation, la ville d’al-Quds est isolée de son environnement palestinien, au nord, au sud et à l’est, la Cisjordanie est morcelée par les colonies, le paysage et le patrimoine architectural palestiniens sont entièrement défigurés, alors qu’ils plongent leurs racines millénaires au plus profond de l’histoire.

Alors que la ville d’al-Quds était le point de rencontre des populations de la région et qu’elle a représenté un centre économique et social incontournable, et accueillait les pélerins musulmans et chrétiens, l’occupation de la ville en 1967 (partie Est) et la politique de l’occupation qui a suivi, les différents plans de judaïsation et de destruction de son patrimoine, les entraves à y accéder, le vol, la falsification, la destruction et la colonisation, ont tout modifié. L’occupation israélienne a détruit sa civilisation et dévasté sa vitalité.
La ville, depuis son occupation, affronte de nombreux problèmes et divers défis, le premier étant son annexion et l’application de la loi israélienne, la fermeture des tribunaux et des banques arabes, l’imposition des programmes scolaires israéliens, l’application de la loi sur « les biens des absents » (qui consiste à déposséder les Palestiniens de leurs biens, légalement), la judaïsation de la ville en réduisant le nombre des Palestiniens, ce qui signifie modifier l’équilibre démographique au profit des juifs. 

L’occupant a étendu la pratique de la démolition des maisons des Maqdisis, mais aussi des ateliers et des usines, il a retiré les cartes d’identité et fixé des barrages pour isoler les quartiers palestiniens les uns des autres.

Le rôle économique de la ville s’est nettement détérioré depuis l’occupation, les différents secteurs économiques vivent des crises incessantes. Le blocus et la fermeture de la ville imposés depuis des dizaines d’années ont entraîné une régression du commerce et la faillite de nombreux ateliers, la fermeture de centaines de commerces, l’exil de nombreuses institutions économiques hors de la ville, vers Ramallah et Bethlehem.

L’investissement privé dans la ville d’al-Quds est faible, à cause des lourds impôts collectés par l’occupant, obstacle au démarrage d’une économie palestinienne dans la ville, sans oublier le mur construit qui sépare la Cisjordanie d’al-Quds, qui contribue à rattacher l’économie palestinienne à celle de l’occupant, pour obliger les Palestiniens à quitter la ville. La politique de l’occupation a consisté à couper les liens économiques entre al-Quds et la Cisjordanie et Gaza, en interdisant les produits en provenance de ces régions d’entrer dans al-Quds.

Le secteur du tourisme a été asphyxié, le secteur commercial a été interdit de travailler avec son environnement, ce qui a durement frappé la structure sociale, politique et économique de la ville. Les entreprises économiques qui n’ont pas quitté la ville ont été obligées de s’inscrire en tant qu’entreprises israéliennes, pour poursuivre leurs activités économiques.

Le mur de l’annexion et de la séparation est le facteur le plus important ayant pesé négativement sur l’économie de la ville d’al-Quds. Le récent rapport de l’organisme de l’ONU, UNCTAD, mentionne que l’économie maqdisie représentait 15% de l’économie palestinienne aux lendemains des accords d’Oslo en 1993, elle ne représente à présent que 7%. Le rapport signale un appauvrissement de la population, un recul des secteurs industriel et des services, et de nombreuses entraves à l’investissement.

L’économie d’al-Quds encerclée et entravée

Alors que la ville d’al-Quds était le point de rencontre des populations de la région et qu’elle a représenté un centre économique et social incontournable, et accueillait les pélerins musulmans et chrétiens, l’occupation de la ville en 1967 (partie Est) et la politique de l’occupation qui a suivi, les différents plans de judaïsation et de destruction de son patrimoine, les entraves à y accéder, le vol, la falsification, la destruction et la colonisation, ont tout modifié. L’occupation israélienne a détruit sa civilisation et dévasté sa vitalité.

La ville, depuis son occupation, affronte de nombreux problèmes et divers défis, le premier étant son annexion et l’application de la loi israélienne, la fermeture des tribunaux et des banques arabes, l’imposition des programmes scolaires israéliens, l’application de la loi sur « les biens des absents » (qui consiste à déposséder les Palestiniens de leurs biens, légalement), la judaïsation de la ville en réduisant le nombre des Palestiniens, ce qui signifie modifier l’équilibre démographique au profit des juifs. 

L’occupant a étendu la pratique de la démolition des maisons des Maqdisis, mais aussi des ateliers et des usines, il a retiré les cartes d’identité et fixé des barrages pour isoler les quartiers palestiniens les uns des autres.

Le rôle économique de la ville s’est nettement détérioré depuis l’occupation, les différents secteurs économiques vivent des crises incessantes. Le blocus et la fermeture de la ville imposés depuis des dizaines d’années ont entraîné une régression du commerce et la faillite de nombreux ateliers, la fermeture de centaines de commerces, l’exil de nombreuses institutions économiques hors de la ville, vers Ramallah et Bethlehem.

L’investissement privé dans la ville d’al-Quds est faible, à cause des lourds impôts collectés par l’occupant, obstacle au démarrage d’une économie palestinienne dans la ville, sans oublier le mur construit qui sépare la Cisjordanie d’al-Quds, qui contribue à rattacher l’économie palestinienne à celle de l’occupant, pour obliger les Palestiniens à quitter la ville. La politique de l’occupation a consisté à couper les liens économiques entre al-Quds et la Cisjordanie et Gaza, en interdisant les produits en provenance de ces régions d’entrer dans al-Quds.

Le secteur du tourisme a été asphyxié, le secteur commercial a été interdit de travailler avec son environnement, ce qui a durement frappé la structure sociale, politique et économique de la ville. Les entreprises économiques qui n’ont pas quitté la ville ont été obligées de s’inscrire en tant qu’entreprises israéliennes, pour poursuivre leurs activités économiques.

Le mur de l’annexion et de la séparation est le facteur le plus important ayant pesé négativement sur l’économie de la ville d’al-Quds. Le récent rapport de l’organisme de l’ONU, UNCTAD, mentionne que l’économie maqdisie représentait 15% de l’économie palestinienne aux lendemains des accords d’Oslo en 1993, elle ne représente à présent que 7%. Le rapport signale un appauvrissement de la population, un recul des secteurs industriel et des services, et de nombreuses entraves à l’investissement.

L’Etat de l’occupation poursuit l’asphyxie d’al-Quds

Derrière les murs de l’ancienne ville, ils prennent racine, comme les oliviers. Ils souffrent des calamités de l’occupation, ils se tiennent debout, la poitrine exposée à l’appareil militaire de l’occupation et à ses plans, pour préserver l’arabité de la ville historique d’al-Quds, pour la protéger du cancer de la colonisation et de la judaïsation, pour que le sang arabe puisse continuer à couler dans ses quartiers et ses ruelles.

Pour al-Quds, pour la protéger, il est nécessaire de la soutenir et de l’aider, et non les abandonner à leur résistance, ils sont les ambassadeurs de l’arabité islamo-chrétienne.
Depuis 1967, l’Etat de l’occupation poursuit l’asphyxie de la ville, par tous les moyens, au point que leur vie est devenue impossible. Les projets de judaïsation et les plans talmudiques se suivent les uns les autres, et atteignent tous les aspects de la vie des maqdisis qui vivent à présent dans une grande prison, où les forces de l’occupation exercent toutes formes de torture et d’oppression.

Pour concrétiser le projet sioniste consistant à faire de la ville d’al-Quds la capitale « éternelle » de l’Etat d’Israël et du peuple juif, les autorités de l’occupation ont promulgué des lois qui servent la judaïsation de la ville et expulsent sa population. Elles ont imposé de lourds impôts, se sont emparées des maisons et des magasins, elles ont promulgué des lois racistes pour empêcher la réunification des familles, et elles confisquent les cartes d’identité, et négligent l’enseignement, la santé et le logement des maqdisis.

Dans les maisons arabes d’al-Quds, ce sont à présent des familles juives qui y vivent, après que ses habitants ont été expulsés. Quant aux lieux saints, islamiques et chrétiens, ils lancent des cris d’alarme et se lamentent du fait de leur profanation et destruction. La mosquée bénie d’al-Aqsa est à présent interdite aux musulmans, mais envahie régulièrement par les groupes de colons, qui la profanent et la menacent. Quant à l’Eglise du St Sépulcre, elle a hâte de retrouver les fidèles qui se tiennent aux limites d’al-Quds, mais qui ne peuvent y entrer, car cela ne leur est pas permis. La terre d’al-Quds est morcelée, et les jardins talmudiques se multiplient sur les terres confisquées.

Les moyens utilisés par l’occupant pour expulser les maqdisis

Refus de délivrer des permis de construire, ce qui a pour conséquence la démolition des maisons et l’obligation des maqdisis à s’en aller ailleurs.

Imposer de lourds impôts sur les commerçants, les artisans et les habitants, pour les pousser à quitter leur ville.

La loi relative à la nationalité, qui prive les Palestiniens ayant une carte d’al-Quds et mariés à des Palestiniens vivant dans les territoires occupés en 1967 en Cisjordanie et à Gaza, de leur obtenir des cartes d’al-Quds (l’occupation délivre des cartes spécifiques aux maqdisis).

Le mur de l’isolement et de la séparation, qui a transformé une grande partie de la ville en « cantons » isolés les uns des autres, reliés et dépendant de l’occupation. Ce ne sont plus que des agglomérations palestiniennes éparses, non reliées. Par ce mur, les occupants interdisent aux fidèles de venir prier dans al-Quds.

Pour soutenir la ville d’al-Quds et aider les Maqdisis, il y a plusieurs moyens :

Le soutien matériel aux maqdisis.

Le soutien au secteur de l’habitation.

Le soutien aux secteurs de la santé et de l’éducation.

Le boycott des produits de l’occupation.

Conscientation des médias, informer l’opinion publique.

Apprendre la configuration et la carte authentique de la Palestine et de la ville d’al-Quds, la falsification de l’histoire et de la géographie étant les principaux outils de la judaïsation.

Source : International Solidarity Movement