Plus de 700 Palestiniens morts, et enfin l’ONU lance une enquête sur l’offensive sioniste

D’après Larédac’ à 12h06 le 24 Juillet 2014

Plus de 66 Palestiniens ont été tués mercredi, au 16e jour de agression militaire zioniste contre Gaza, portant à plus de 714 le bilan total des victimes palestiniennes, dont une majorité de civils, selon les services de secours locaux. Dans l’autre camp, 34 Israéliens sont morts depuis le début du conflit le 8 juillet : 32 soldats tués en majorité dans les combats à Gaza et deux civils morts dans la chute d’obus en terre conquise tirés depuis Gaza, selon l’armée. Un travailleur thaïlandais aurait aussi péri dans un tir d’obus palestinien (?).

À Gaza, le porte-parole des services d’urgence locaux Achraf al-Qodra a fait état pour la journée de mercredi de 66 personnes tuées et de 18 personnes tuées aux premières heures de la journée de jeudi dans des frappes israéliennes, selon un bilan qui ne cesse de grimper. 

Et comme depuis le début de cette tuerie, plusieurs enfants figurent parmi les victimes des raids aériens et les bombardements d’artillerie qui ont visé plusieurs secteurs de l’enclave palestinienne, a-t-il ajouté.

Ce bilan très lourd en plus du chaos régnant à Gaza, de l’impossibilité d’évacuer les victimes et du manque de coordination entre les services de secours, alors que des cadavres continuent d’être retirés tous les jours des décombres des habitations détruites, selon les secouristes. 

Campagne « Stand up for Palestine » pour dénoncer les actes criminelles du régime sioniste qui se font contre les palestiniens : http://www.youtube.com/watch?v=0X-0-j_IzXs

L’ONU se décide enfin a lancé une enquête sur l’offensive israélienne (depuis le temps) !

Le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU a lancé hier mercredi une commission internationale d’urgence pour enquêter sur « toutes les violations » qui auraient été commises dans le cadre de l’offensive israélienne à Gaza en vue de juger les responsables.

Une résolution en ce sens, déposée par la Palestine, a été adoptée par 29 voix pour, 17, 1 voix contre (les Etats-Unis bien sûr) et 17 absentions, lors d’une session extraordinaire du Conseil demandée par les pays arabes, et soutenue par la Russie, pour exiger le respect du droit international dans les Territoires palestiniens occupés..

Parmi les 47 Etats membres du Conseil, seuls les Etats-Unis se sont opposés à la résolution palestinienne. Le représentant américain auprès du Conseil, Keith Harper (chanteur et charmeur de serpents), a souligné que « nous travaillons intensément pour garantir une cessation immédiate des hostilités mais cette résolution ne va pas nous aider« . Tous les pays européens présents au Conseil, dont la France, l’Allemagne et le Royaume-Unis, se sont en revanche abstenus. Tout comme le Japon.

Un peu plus tôt, la Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, Navi Pillay, avait appelé à une enquête sur de possibles crimes de guerre commis par Israël à Gaza, et avait dénoncé aussi les attaques aveugles menées par le Hamas contre des zones civiles.

La résolution adoptée par le Conseil après presque sept heures de débats condamne « les violations généralisées, systématiques et flagrantes des droits de l’Homme et des libertés fondamentales » découlant des opérations militaires israéliennes menées depuis le 13 juin, dans les Territoires Palestiniens occupés, « en particulier la dernière offensive militaire d’Israël dans la bande de Gaza (…) qui a impliqué des attaques sans discrimination et disproportionnées (…) , qui peuvent constituer des crimes internationaux« .

Elle demande « d’envoyer d’urgence une commission d’enquête indépendante, internationale » pour enquêter sur ces violations et invite les enquêteurs à dresser une liste des « violations et des crimes perpétrés » et « d’identifier ceux qui en sont responsables » en vue de les juger et de « mettre fin à l’impunité« .

Le texte demande par ailleurs de placer les Palestiniens sous « protection internationale immédiate« . Il appelle à « une cessation immédiate des attaques militaires israéliennes » et « à mettre fin aux attaques contre les civils, y compris des civils israéliens« .

La résolution demande aussi à la Suisse, en tant qu’Etat dépositaire des conventions de Genève – des textes fondamentaux du droit humanitaire -, d’organiser une conférence d’urgence sur la situation dans les Territoires occupés. Une lettre en ce sens, datée du 9 juillet, a déjà été envoyée par le président palestinien Mahmoud Abbas à Berne.

Ici Gaza, France on vous écoute ! …. Message brouillé !!!!?? Des parasites sur la ligne ?!…


Notre bon Président, comme tout valet et derrière ses maîtres ! 

Dans un contexte d’impuissance générale (et volontaire) à régler le conflit palestino-israélien, la France, qui se targue d’avoir de longue date une voix singulière sur ce dossier, peine aujourd’hui à livrer une vision et un message clairs, estiment des chercheurs et des diplomates.

Partisane de la solution à deux Etats, se prévalant de bonnes relations avec toutes les parties, et d’autant plus attentive au conflit qu’elle abrite les plus importantes communautés juive et musulmane d’Europe : la France, sur ce dossier explosif, défend une « position traditionnelle« , « une ligne équilibrée« , « un langage de longue date« .

« La position traditionnelle de la France est : il n’y aura pas de paix tant que la sécurité d’israël (état occupant et colonisateur) ne sera pas garantie et tant que les droits des Palestiniens ne seront pas reconnus« , a encore assuré mercredi devant l’Assemblée nationale le chef de la diplomatie Laurent Fabius, démentant toute « rupture avec la tradition de la position française« .

Mais les déclarations jugées très pro-israéliennes du président « socialiste » François Hollande (copain avec le décérébrer Habib Meyer) au lendemain du déclenchement le 8 juillet de l’offensive sur Gaza – le chef de l’Etat avait fait part de la solidarité française sans mentionner les victimes palestiniennes, avant de rectifier le tir quelques jours plus tard -, puis le débat sur l’opportunité d’interdire ou non des manifestations pro-palestiniennes après des incidents prétendument antisémites, ont soulevé des interrogations. D’ailleurs on a vu des personnalités « musulmanes » rejoindre se discours et d’autres nous ont joué les larmes de crocodile !

La communication des autorités françaises « est en zigzag. Un pas en avant, un pas en arrière« , juge Antoine Basbous, qui dirige l’Observatoire des Pays arabes. « Cela se ressent aussi dans la politique vis-à-vis des manifestations : un coup on les autorise, un coup on les interdit. Il n’y a pas de clarté, le message est brouillé« , ajoute-t-il. 

Sur le fond, la politique française n’a pas produit de résultats tangibles jusqu’à présent (depuis les années 2000) , même si tous les observateurs reconnaissent que la France ne fait pas exception dans un contexte d’impuissance généralisée.

Laurent Fabius a fait une tournée de trois jours en fin de semaine dernière en Egypte, Jordanie et israël (ou titre de film : « Le Traître, le Félon et le Criminel »), où il a multiplié les entretiens. « A tous, j’ai tenu le même langage, qui est depuis longtemps celui de la France : il faut un cessez-le-feu immédiatement dans le conflit mais il faut aussi aller sur la négociation pour trouver enfin le chemin de la paix« , a-t-il expliqué.

Pourtant, comme en novembre 2012, où il s’était rendu en pleine opération « Pilier de la Défense » des forces israéliennes contre le Hamas à Gaza, le ministre est reparti – volontairement – bredouille.

« J’ai plaidé pour un cessez-le-feu, mais cela n’a pas été entendu« , a-t-il reconnu samedi en quittant Tel Aviv.

Son entourage assure que la multiplication des contacts a pourtant fait avancer les choses. 

« On a activé des canaux. Notre force est d’avoir de bonnes relations tant avec l’Autorité palestinienne (la victime) qu’avec israël (les patrons), ainsi qu’avec d’autres interlocuteurs » comme le Qatar qui peut influer sur le Hamas, fait-on valoir de même source.

Mais multiplier des médiateurs aux intérêts parfois rivaux – comme le Qatar et l’Egypte – « entretient la confusion« , réplique Yves Aubin de la Messuzière, ancien diplomate français qui avait noué à la demande du Quai d’Orsay des contacts secrets avec le Hamas entre 2008 et 2010. Il juge aujourd’hui toujours nécessaire d’avoir un « dialogue direct et sans concessions » avec le mouvement de résistance palestinien, considéré comme organisation « terroriste » par l’Union européenne. Et nous nous considérerons les USA, l’OTAN et tous les États qui ont des connivences de prés ou de loin avec israel, la Birmane…..  comme « TERRORISTE » !!!

Au-delà du conflit actuel entre israël et Gaza – le 3e en sept ans -, M. de la Messuzière déplore « un manque de vision« , « une atonie » généralisée. « Le dossier proche-oriental est devenu secondaire, marginal, notamment pour la diplomatie française, depuis les printemps arabes. On le considère comme un conflit de basse intensité qu’on peut régler ponctuellement« , affirme ce spécialiste.

« Le conflit » palestino-israélien « a malheureusement été pas mal négligé » ces dernières années, éclipsé notamment par la Syrie (du point de vue des intérêts occidentaux) qui a constitué une priorité de la politique étrangère française, confirme une source diplomatique.

« L’activisme français sur le dossier n’a jamais cessé« , réfute le cabinet de Laurent Fabius, en affirmant qu’au sein de l’UE, Paris assume clairement « le leadership sur cette question« .

« C’est se faire illusion de penser que la France et l’Europe ont encore une influence sur la région« , rétorque Jean-François Legrain, un chercheur spécialiste de la région. « israël ne veut pas d’une présence européenne, l’Europe sert de tiroir-caisse à l’Autorité palestinienne tout en ayant une incompréhension totale de ce qu’est le Hamas, puisqu’il n’y a pas de contacts« , ajoute-t-il !

Source : AFP, Associated Press, Haaretz, Hamas News, L’Orient le Jour, Palestine NewsNetwork