Pour une génération de Rohingya(s), leur avenir et leur maison en Malaisie?

«Je appris à lire et à parler en malais avec mes amis quand nous vivions dans un village malais : Kemaman (Terengganu). Je voulais étudier afin de devenir policière mais je n’en est jamais eu la chance « , explique Hamida Mohamed Yosuf, une jeune Rohingya de 19 ans.

Hamida Mohamed Yosuf est l’une des 150.000 Rohingya(s) qui appellent la maison de la Malaisie, de leurs familles ayant installés ici après avoir fui la persécution au Myanmar.

Alors qu’ils ont réussi à construire et retrouver un semblant de vie ici (en Malaisie), beaucoup aspirent à accéder à l’éducation et à une reconnaissance juridique de leur statut.

Le système éducatif publique Malais est l’une des plus grande réussite du pays, avec un taux d’alphabétisation de plus de 90 pour cent.

 

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Mais les réfugiés rohingya(s), malgré que beaucoup sont installer depuis longtemps dans le pays, ils n’ont pas pue avoir accès aux écoles financées par le gouvernement.

« Pour obtenir de bons emplois, vous avez besoin d’éducation. J’ai jamais réussie, mais je essayé d’envoyer mon fils aîné dans une école publique. Ils ne le  prendraient pas. Ils m’ont expliquer que seuls les enfants avec une carte d’identité peuvent être inscrits « , a déclaré son frère Nur Islam.

Toutefois, il a réussi à obtenir un inscription pour son fils de 11 ans, dans une école religieuse de Rawang géré par des Rohingya(s), de payer un droit de 150,00 MYR (soit 31,22 EUR) par mois.

Leur père Noor Mahamad a dit qu’il avait essayé d’envoyer ses enfants à l’école, mais les autorités lui on indiqué qu’il devait d’abord obtenir une lettre – de recommandation et/ou d’autorisation – du ministère de l’Intérieur.

« Mais à l’époque je travaillais toujours, en essayant de faire une vie donc je jamais eu l’occasion de le faire, » a t-il dit.

 

 

Une scolarité informel

Pour une génération de RohingyaPlus que tout, il voulait que ses petits-enfants soient en mesure d’accéder à une bonne éducation.

«Je veux qu’ils aillent à l’école, avoir une éducation et avoir une vie meilleure que la notre », a ajouté Noor Mahamad.

Ustaz Rafik est un militant Rohingya locale, qui dirige un refuge dans le marché aux gros de Selayang.

Dernièrement, il est très préoccupé par le manque d’accès à l’éducation pour les Rohingya(s).

Il a fonder une école « informelle » appelée « Rainbow of Hope » (Arc en ciel de l’espoir) pour les enfants rohingya(s) dans son refuge abri de la communauté.

 

«L’éducation est très importante, c’est ce pourquoi nous établissons des écoles communautaires de sorte qu’ils seront en mesure de lire et d’écrire», explicite Ustaz Rafik.

« Si elles ne disposent pas d’éducation, je crains que la prochaine génération sera lésé ainsi. »

 

« Arc en ciel de l’espoir » compte actuellement 60 élèves âgés entre 5 et 14 ans. L’école est dirigée par des bénévoles locaux qui enseignent les mathématiques de base, l’anglais, le malais  et les études islamiques.

Ils expliquent à leurs élèves qui rêvent de devenir des ingénieurs, des médecins, mais il sait qu’il est peu probable de se produire sans ressources et sans reconnaissance juridique.

« Si elles ont l’éducation, même si elles vivent ici ou ailleurs, au moins ils avaient de savoir comment faire entendre leur voix », a noté Rafik. « Nous espérons que quelqu’un peut se présenter pour leur fournir de meilleures possibilités d’éducation. »

Bien que Hamida se pouvait pas devenir une policière, elle n’a pas perdu espoir.

«Je veux que mes enfants soient policiers ou même des médecins, un jour, » dit-elle avec insistance.

Sur le côté positif, il y a de plus en plus des centres d’éducation informels d’ouverture pour les enfants rohingya(s) à Kuala Lumpur, ainsi que dans les États du nord de Penang et Kedah.

 

 

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Crise d’identité

 

29bff229d9e60c6934255dd22012f743«Mon village, me manque ! », déclare nostalgiquement Noor.

« Mais mon petit frère m’a dit de ne pas revenir … »

Le frère de Noor vit toujours dans l’ouest du Myanmar (Birmanie). La vie au Myanmar est difficile et il doit envoyer régulièrement de l’argent à son frère.

Pour l’ancienne génération de Rohingya(s), le Myanmar est leur « maison ». Même si sa famille et son village lui manque , Noor est venu à accepter l’amère réalité,  qu’il ne peut plus revenir en arrière.

Les Rohingya(s) ne sont pas reconnus comme des citoyens en droit de la citoyenneté du Myanmar depuis 1982, en dépit de certains ayant vivait depuis le 16ème siècle.

 

 

Ironiquement, depuis les deux dernières années, le Myanmar qui se dirige vers un état dit de « droit et de « liberté » et la démocratie, les attaques contre la minorité musulmane du pays n’on fait que s’intensifiés.

La plupart des jeunes Rohingya(s) vivant en Malaisie ne se souviennent pas de leur pays d’origine,  ni même se soucie d’un retour au Myanmar. Beaucoup sont nés ici.

La Malaisie qui a signer la Convention relative aux droits de l’enfant, et selon la Constitution fédérale, les enfants nés au sein de ses frontières ont droit à la citoyenneté (droit du sol),  si ses derniers ne peuvent acquérir une autres nationalité d’un autre pays dans l’année suivent leur naissance.

 

 

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Malgré la disposition constitutionnelle, les Rohingya(s) qui sont né ici, n’on pas la citoyenneté, pas le droit à la santé et à l’éducation et des droits fondamentaux.

Pour la plupart des Rohingya(s) comme Hamida qui étaient nés et avaient grandi en Malaisie, ceci est la seule maison qu’ils connaisseb09a46f0160fdbb2dfbd9d6c85e67bc9. Ils veulent être des Malaisiens.

«Je veux un certificat de naissance, mais ils disent que je suis un Myanmarese », a déploré Hamida. « Mais je sens que je suis de la Malaisie; Je suis né ici. »

De derrière elle, sa cousine Mumtaz (photo ici à droite), 25 ans, mère de deux enfants, prit la parole: «Je donnerais ma vie si cela signifie que mes enfants deviennent des citoyens malaisiens. »

Hamida a ajouté: «Si Allah le veut, et si cela est possible, je veux que mes enfants soient Malaisiens. »

 

 

 

Rappel : Les Rohingya(s) : Minorité musulmane de Birmanie (partie 1) – (partie 2) – (Partie 2 bis et 3 fin)

 

 

L’ASEAN peut faire plus

09d58ab4be4fcabf2e492f45726c4fa3Mohamad Saleh Ahmed Yosuf (Photo ci contre), 23 ans, n’aime pas beaucoup parler de son périple en mer, mais il se console avec le fait qu’il est vivant même si c’est en Malaisie.

 

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« Il nous a fallu un mois. Le bateau était très étroit, il y avait très peu de nourriture et d’eau. J’ai vu cinq personnes mourir à bord, mais je ne voulais pas retourner au Myanmar parce que si je le faisais, je finirais mort « , a t-il dit.

Les milliers de réfugiés Rohingya(s) qui ont été bloqués dans la mer d’Andaman en mai dernier a fait les manchettes partout dans le monde.

Mais pour la plupart d’entre eux, leur calvaire avait juste commencé après avoir fait la tumultueuse traverser en mer jusqu’aux côtes de la Malaisie, de la Thaïlande et de l’Indonésie, où ils ce sont vu refuser l’entrée.

Même quand ils sont autorisés à rester, les Rohingya(s) vivent un traumatisme, une vie de l’exploitation, victime de discrimination et une exclusion de la vie économique, sociale …

Il y a quelques histoires relativement positifs, comme celle de la famille de Hamida, mais pour beaucoup d’autres, la vie est beaucoup plus difficile.

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Bilal Biroflhas, un citoyen américain, est un donateur qui soutien « Rainbow of Hope » et le refuge géré par Ustaz Rafik.

Il craint que les Rohingya(s) seront en plus d’être des  réfugiés et/des apatrides, finissent par être oubliés,  si ils ne sont pas reconnu par les pays d’Asie du Sud.

« Je sens qu’il n’y a pas suffisamment d’inquiétude pour ces gens ici. Les enfants ne peuvent pas aller à l’école; les adultes ne peuvent pas travailler légalement. Je suis déçu par le gouvernement malaisien pour leur attitude et le traitement qu’il fait à ces gens….  »

Il garde espoir, que les Rohingya(s) peuvent avoir un avenir en Malaisie.

 

«Nous essayons de les intégrer dans la société, en leur permettent d’acquérir des compétences professionnelles et la langue malaise. Les jeunes enfants sont intelligents et motivés, et compte tenu de la chance qu’ils représente et qu’ils peuvent contribuer et apporter à la société malaisienne « .

Rafik a ajouté: «La solution au problème des Rohingya(s) est une plus grande coopération, en particulier avec le gouvernement du Myanmar lui-même. Il doit être plus responsable.

« Les pays de l’ANASE, aussi, surtout la Malaisie en tant que présidente de l’ASEAN (depuis 2015), peuvent jouer un rôle plus actif pour obtenir une solution plus rapide et concrète. »

Il est clair, du fait du grand nombre de Rohingya(s) sur son territoire, que la Malaisie a une énorme responsabilité sur le respect des droits des réfugiés.

Mais finalement, ce sera au Myanmar de cesser de discriminer, de persécuter directement ou indirectement ses propres minorités.

 

 

Source : avec Associated Press, BBC, Burma News International, Malaysia Kini, (Photo Sonia Awale est originaire du Népal et poursuit sa maîtrise en journalisme à l’Université de Hong Kong)