Psychose créée ou entretenue ? Des drones de nouveau dans le ciel de Paris

D’après larédac à 09h30 le 26 Février 2015

Des vols de drones ont à nouveau été aperçus à cinq reprises dans la nuit de mardi à mercredi, entre 23h00 et 02h00, à Paris, a-t-on appris de source policière.

Ces drones, dont le nombre n’a pas été établi précisément, ont été repérés par des témoins et des policiers, notamment aux abords de la place de la Concorde, qui jouxte l’ambassade américaine.

Ces petits engins radiocommandés ont également été observés le long de la Seine, à proximité des Invalides, de la Tour Eiffel ou encore au niveau de plusieurs portes de Paris, notamment celles de Saint-Cloud (sud-ouest) et Clignancourt (nord), selon cette source.

Ces zones de survol correspondent globalement à celles observées la nuit précédente où cinq drones avaient été aperçus.

Le parquet a ouvert mardi une enquête de flagrance pour « vol par aéronef en zone interdite » et les investigations ont été confiées à la section de recherche de la gendarmerie des transports aériens (GTA).

Ces vols surviennent alors que la capitale est quadrillée par de très nombreuses forces de l’ordre en raison du plan Vigipirate mis en place depuis les attentats début janvier contre Charlie Hebdo et un supermarché casher.

Repérage, jeu ou effet de mode, les enquêteurs s’interrogent sur les raisons de ces survols répétés.

Il y a un peu plus d’un mois, le 20 janvier, l’Elysée avait déjà été survolé par un drone.

Une vingtaine de vols de drones, dont les auteurs n’ont pas été identifiés, ont également été observés depuis octobre en France, aux abords de sites nucléaires du pays.

Trois journalistes d’Al Jazira mis en garde à vue

Trois journalistes de la chaîne de télévision Al-Jazira ont été mis en garde à vue, hier mercredi à Paris, après avoir fait voler un drone dans le bois de Boulogne.

Ces interpellations interviennent après le vol, deux nuits de suite, « Aucun rapprochement n’est pour l’heure possible entre ces arrestations et les survols nocturnes », selon une source proche de l’enquête.

Les trois journalistes du service international d’Al-Jazira ont été interpellés dans l’après-midi. « Le premier pilotait le drone, le deuxième filmait, le troisième regardait », a ajouté cette source.

Par ailleurs, un restaurateur du Nord-Ouest parisien s’est fait confisquer mercredi son drone sur décision de justice, selon une source proche de l’enquête. L’homme avait été interpellé mardi sur dénonciation d’un voisin pour avoir fait voler son drone lundi soir à Paris. Aucun lien n’a été fait avec les survols mystérieux signalés cette nuit-là. Ce restaurateur a été présenté mercredi à un magistrat dans le cadre de la comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, une procédure simplifiée dite du « plaider coupable ». Son engin lui a été confisqué.

Source : AFP