Raid israélien sur le plateau du Golan, des membres du Hezbollah tués

D’après larédac à 18h34 le 19 Janvier 2015

Le Hezbollah a annoncé dimanche la mort de six de ses membres, dont un commandant, tués par un raid d’hélicoptère israélien sur le plateau syrien du Golan, dans un communiqué diffusé par la chaîne Al-Manar, organe de cette formation libanaise. « Au cours d’une visite d’inspection sur le terrain dans le village de Mazraat al-Amal, dans [la province] syrienne de Quneitra, un groupe de moudjahidine du Hezbollah a été la cible d’un raid d’hélicoptères de l’ennemi sioniste, qui a tué plusieurs frères moudjahidine« , affirme le groupe. 

Plus tôt, une source israélienne de sécurité avait fait état d’un raid aérien sur le Golan syrien dimanche contre des « éléments terroristes » accusés de préparer des attaques contre l’État hébreu. Le raid a eu lieu près de Quneitra, non loin de la ligne de séparation entre la partie syrienne du Golan et la partie occupée par le colonisateur, selon la même source. S’exprimant sous le couvert de l’anonymat, la source israélienne n’avait pas précisé l’identité des cibles ni la nature exacte de l’attaque qu’elles auraient préparée, l’armée israélienne s’étant pour l’heure refusée à tout commentaire. Des drones israéliens étaient présents dans la zone, toujours selon cette source de sécurité. 

Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, avait annoncé jeudi pour la première fois que son parti possédait depuis 2006 des missiles iraniens Fateh-110 pouvant atteindre tout le territoire de l’état zioniste, son ennemi numéro un.

Rebelles et armée syrienne s’affrontent non loin de la ligne de démarcation, et des obus tombent régulièrement sur le territoire occupé par israël sans qu’il apparaisse toujours clairement si ces tirs sont intentionnels ou s’il s’agit de retombées des combats entre Syriens.

L’état zioniste a décidé à plusieurs reprises de riposter en visant des bases militaires syriennes.

Officiellement toujours en état de guerre avec la Syrie, l’état zioniste occupe depuis 1967 environ 1 200 kilomètres carrés du plateau du Golan qu’il a annexés, même si cette décision n’a jamais été reconnue par la communauté internationale. Environ 510 km2 du plateau restent sous contrôle syrien.
Le fils de l’ex-chef militaire du Hezbollah tué 

Djihad Moughniyeh, fils de l’ancien chef des opérations militaires du Hezbollah libanais, Imad Moughniyeh, mort dans l’explosion d’une voiture piégée à Damas en 2008 et quatre autres membres du mouvement chiite ont été tués, ont indiqué des proches citées par l’agence Reuters. Deux missiles ont été tirés par un hélicoptère israélien dans la province syrienne de Kouneitra, près du plateau du Golan occupé par l’entité sioniste, ont précisé les mêmes sources.



Menaces de représailles…

Le Hezbollah accuse l’État sioniste d’avoir assassiné Imad Moughniyeh, qui supervisait l’appareil de sécurité de la milice et qui était soupçonné de participation dans des attentats contre des cibles occidentales mais israël dément toute implication.

Selon Nabil Boumonsef, éditorialiste au journal libanais « An Nahar », cette frappe israélienne est sans doute une réponse directe au discours prononcé jeudi par Hassan Nasrallah, revendiquant leur droit à répliquer aux frappes de l’État hébreu en Syrie, considérées comme autant d’agressions. « C’est dangereux de tuer le fils de Moughniyeh« , ajoute-t-il. « Je ne pense pas que le groupe va rester tranquille maintenant que le père et le fils ont été tués. Je m’attends à ce qu’il fasse quelque chose.« 

Les casques bleus ont intensifié leurs patrouilles dimanche soir le long de la frontière entre le Liban et israël, rapportent des sources locales.

Al Manar n’a pas annoncé la mort de Djihad Moughniyeh, mais la chaîne a confirmé le bilan de l’attaque et précisé que le Hezbollah dévoilerait plus tard le nom des victimes.

La milice chiite, qui combat aux côtés des forces fidèles au régime de Bachar al-Assad, a été la cible de plusieurs raids israéliens en Syrie, depuis le début de la guerre civile, détruisant principalement des armes destinées selon lui au Hezbollah.

Le père, Imad Moughniyeh, était soupçonné d’implication dans les attentats de 1983 contre l’ambassade des États-Unis et les contingents américain et français de la force multinationale à Beyrouth (plus de 350 morts), l’attentat à la bombe contre l’ambassade d’israël à Buenos Aires de 1992 et l’enlèvement de plusieurs Occidentaux au Liban dans les années 1980.