Réflexion : Comment atteindre les chemins du savoir ?

Pour TEPA d’après AbdelGhafour Abou Imane à 13h16 le 20 Novembre 2013 

C’est une réalité, sans contestation aucune, le musulman a le devoir de s’enquérir perpétuellement du savoir, tout au long de son existence.

Si cette affirmation est simple et admise de tous, sa mise en application peut s’avérer moins aisée pour celui qui emprunte cette voie, particulièrement dans le choix du domaine ou des sujets d’apprentissage.

Par définition, tous les enseignements, religieux ou non, sont bénéfiques et méritent que l’on s’y intéresse, comme le préconisait l’Imam ‘Ali (RAN) : « Le savoir est l’objectif du croyant, recherchez-le même auprès des idolâtres ».

Le temps et/ou nos capacités d’assimilation jouent néanmoins un rôle d’arbitre qui nous rappelle une réalité : il n’est pas possible de tout apprendre. On va alors devoir songer à prioriser et, en sollicitant l’Assistance de Notre Seigneur (swt), à nous orienter vers les sciences que nous estimons « utiles » comme avait l’habitude de le solliciter Notre Noble Prophète (sws) dans ses invocations.

Les conseils à notre égard seront variés et nombreux : investir son temps dans l’apprentissage de la Croyance, jurisprudence, des hadiths…

Toutes ces éminentes spécialités permettent effectivement, en les accompagnant de l’intention, de se rapprocher du Très Haut (swt) et de devenir un meilleur adorateur.

Toutefois, fort est de constater une large tendance à résumer la religion à ces seules disciplines et de remarquer, dans le temps, un « essoufflement » dans notre investissement, notre vigueur et notre dynamisme dans notre quête de savoir.

Nonobstant  leur importance indiscutable, notre faiblesse fait que nous nous enfermons dans leurs aspects « techniques » et oublions la dimension de la Présence Divine, la quête de l’Amour Divin qui prévaut sur toute chose.

Dans le domaine de la qualité, on parle de l’obligation de « donner du sens » à une démarche pour qu’elle emporte l’adhésion, il s’agit nous concernant de « donner de l’essence » à notre cheminement vers le savoir.

Lorsqu’Allah (swt) évoque les gens doués d’intelligence, ils les décrit de la sorte : « qui, debout, assis, couchés sur leurs côtés, invoquent Allah et méditent sur la création des cieux et de la terre » (S.3 « Al Imran », V.191).

Dans le tafsir d’Ibn Kathir de ce passage du Saint Coran, la citation éloquente de Jésus (RS) est notée en exemple : « Le bonheur est accordé à celui dont ses paroles sont une mention de Dieu, son silence une réflexion et sa vue pour en tirer une leçon ».

On demanda à Ibn Al Moubârik : « Qui sont les êtres humains ? » Il répondit : « Les savants ». On lui demanda encore : « Qui sont les rois ? » Il répondit : « Les ascètes ».

On peut donc en déduire que rechercher La Proximité, L’Amour d’Allah (swt) en toute circonstance occupe une place centrale et prépondérante dans le chemin qu’est le nôtre, ainsi qu’une garantie de mener une nécessaire lutte contre notre égo.

Purifier nos êtres, nos cœurs, mérite d’être notre principal sujet d’étude : d’une part en raison de leur centralité dans l’éducation de notre âme et d’autre part parce que cela ne s’improvise pas, il s’agit d’une science.

Il sera possible, en parallèle, de se lancer dans toutes sortes d’investigations sans « s’oublier » : quel serait l’intérêt d’apprendre une science sans se soucier de l’état de nos cœurs qui sont le réceptacle de cette dernière ?

Enfin, pour celui qui est sincère, aimer Allah (swt) amène à aimer Son Noble Prophète (sws) et suivre Son Exemple (sws) à travers les sources scripturaires de l’islam que sont le Coran et la Sunna.

Allah (swt) dit à ce sujet : « Dis : « Si vous aimez vraiment Allah, suivez-moi, Allah vous aimera alors et vous pardonnera vos péchés. Allah est Pardonneur et Miséricordieux. » (S.3, V.31)  

Un sage disait d’ailleurs : « Ce qui importe le plus c’est d’être aimé et ne plus se contenter d’aimer ».

Ma recette est donc : Apprendre à Aimer Dieu (swt), L’Aimer (swt), Le Louer (swt), L’évoquer (swt) en toute circonstance, apprentissage, apprentissage, apprentissage. Qu’en pensez-vous ?