Rohingya : La Birmanie refuse d’accorder la nationalité à la minorité Rohingya

D’après Larédac’ à 12h16 le 22 Novembre 2013

C’est via Facebook qu’il a été annoncé que le gouvernement birman ne comptait pas donner la citoyenneté à la minorité Rohingya, c’est qu’a affirmé le porte-parole de la Présidence Ye Hut sur sa page Facebook  » nous ne pouvons pas accorder la citoyenneté à ceux qui ne sont pas en  accord avec la loi, quelles que soient les pressions. Cela relève de notre souveraineté« . Ce triste message a été écrit en réponse à l’appel de l’ONU d’accorder la nationalité birmane à sa minorité Rohingya.

C’est dans une résolution datant du 19 Novembre dernier que l’ONU a exhorté le gouvernement birman à donner les pleins droits de citoyenneté aux Rohingya afin de mettre fin aux persécutions dont cette communauté musulmane subie tous les jours et qui est considéré encore à l’heure actuelle la minorité la plus persécuté au monde selon l’ONU. Pour rappel les Rohingya n’ont pas le droit à l’éducation pour leurs enfants, à l’emploi pour eux-mêmes et sont aussi victimes d’exclusion d’accès à la santé.

Les Rohingya vivent pour la plupart dans des camps de réfugiés situés dans l’État de Rakhine, dans l’ouest de la Birmanie. Cette minorité qui ne compte que 800 000 personnes sur les 60 millions d’habitants vit dans des conditions très difficiles.

 Ce qui est incompréhensible dans cette annonce, c’est que parallèlement le porte-parole de la Présidence, Thein Sein, a annoncé qu’il envisageait d’accorder la nationalité birmane aux « Bengalis (immigrants clandestins originaires du Bangladesh) qui répondent aux critères de la loi de citoyenneté de 1982 » et cela sans donner plus de précision sur ces « critères » de sélections. Le parti de la prix Nobel de la paix, la LND, par le biais de son porte-parole Nyan Win, s’est dit en « accord » avec le porte-parole de la Présidence.

Cependant la chef du Parti de l’opposition, Aung San Suu Kyi, qui a été plusieurs fois critiqué pour son silence sur les violences inter ethniques entre musulmans et bouddhistes dans son pays, se défend d’avoir souvent mis en avant « les problèmes de réconciliation nationale » en Birmanie.

Source : Al-Watan