Sri Lanka : Des extrémistes bouddhistes s’en prennent à la communauté musulmane d’une station touristique

D’après Larédac’ à 20h36 le 17 Mai 2014



Voici le résultat après le passage des « Buddhist Force ». (Cliquez sur la photo pour voir la vidéo de l’information)

La méthode birmane donne des idées au Sri Lanka, en effet pour la deuxième nuit consécutive, des extrémistes bouddhistes ont mis le feu à des commerces et des logements musulmans mardi dans la ville d’Alutgama, dans le sud-ouest du Sri Lanka. Ces exactions sont strictement anti-musulmanes.

Des extrémistes bouddhistes ont mis le feu à des commerces et des logements mardi dans une station touristique du sud-ouest du Sri Lanka pour la deuxième nuit consécutive, ont indiqué des habitants. Ces violences ont fait quatre morts depuis dimanche.

« Plus de dix logements et commerces ont été brûlés cette nuit« , a dit une source policière de la ville d’Alutgama, à majorité musulmane. Un agent de sécurité non armé a été tué lors d’une attaque devant une ferme.

Ces violences à caractère antimusulman sont perpétrées par des partisans du groupe extrémiste « Buddhist Force ». Les ambassades occidentales à Colombo ont recommandé à leurs ressortissants en vacances dans cette zone du sud de l’île de ne pas sortir. Le couvre-feu a été instauré lundi à Alutgama après une nuit de violences.

A Welipanna, banlieue d’Alutgama, les habitants ont indiqué que neuf maisons et 26 commerces ont été brûlés par une foule de 50 à 60 hommes armés, munis de couteaux et de cocktails Molotov. Les habitants ont réclamé en vain des renforts de police, a affirmé le responsable d’une école de la ville.

Le Sri Lanka a connu une série d’attaques à caractère religieux depuis un an. Une foule de militants bouddhistes radicaux avait incendié une mosquée de Colombo en août 2013.

Les députés musulmans ont demandé au président Mahinda Rajapakse de protéger leur minorité contre « des éléments extrémistes bouddhistes« . Les musulmans représentent environ 10% des 20 millions d’habitants du Sri Lanka. Les groupes nationalistes bouddhistes accusent les minorités religieuses d’exercer une influence politique et économique disproportionnée sur l’île.

Source : EuroNews, ATS, ArcInfo