Syrie : Oncle Sam s’oppose à toute intervention militaire, par contre Obama demande 500 millions de dollars…

D’après Larédac’ à 17h31 le 27 Juin 2014

Les Etats-Unis ont indiqué s’opposer à toute intervention militaire de la Syrie dans la crise qui secoue l’Irak, confronté à une offensive des dits « extrémistes sunnites », le régime de Damas ayant été accusé de mener des raids aériens contre les designés « jihadistes ». L’armée syrienne a mené mardi des raids aériens contre des insurgés du côté syrien de la frontière avec l’Irak, a déclaré jeudi le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki à la BBC.

Pour la première fois, Nouri al-Maliki a jugé nécessaire une solution politique qui irait de pair avec une action militaire pour faire face à l’offensive des insurgés sunnites qui menace le pays d’implosion. Maliki, qui s’exprimait lors d’un entretien avec le chef de la diplomatie britannique William Hague, semble finalement acquiescer aux demandes internationales pour qui seul un gouvernement rassemblant toutes les forces politiques et les communautés peut sortir le pays, miné par les divisions confessionnelles, de la crise.

L’offensive des insurgés a fait plus de 1 000 morts et des centaines de milliers de déplacés, l’ONU avertissant que la crise mettait en péril la sécurité alimentaire du pays. L’EIIL, engagé dans la guerre en Syrie où il avance dans l’est, à la frontière irakienne, cherche à créer un État islamique dans une zone à cheval entre les deux pays. La coalition qu’il dirige rassemble d’ex-officiers de l’armée de Saddam Hussein, renversé par l’invasion américaine, des groupes salafistes et des éléments tribaux.

Obama (accusé de financer « Al Qaida ») veut 500 millions de dollars pour entraîner l’opposition syrienne 

La Maison Blanche s’inquiète de l’influence des extrémistes sunnites de l’EIIL en Syrie et dans l’Irak voisin, aussi Barack Obama a-t-il demandé au Congrès d’autoriser un budget de 500 millions de dollars pour entraîner l’opposition. 

« Ces fonds aideront les Syriens à se défendre, à stabiliser les zones sous contrôle de l’opposition, à faciliter la fourniture de services essentielles, contrer les menaces terroristes et faciliter les conditions d’un règlement négocié« , soutient la présidence américaine.

Officiellement, le soutien américain aux rebelles syriens se cantonnait jusqu’à maintenant depuis le début du conflit à une aide non létale pour un montant de 287 millions de dollars, même si la CIA participe dans le cadre d’un programme secret à la formation militaire de rebelles modérés en Jordanie.

Les 500 millions de dollars réclamés par Barack Obama s’inscrivent dans une enveloppe de 1,5 milliards de dollars consacrée à une « initiative de stabilisation régionale » pour aider l’opposition et les voisins de la Syrie – Jordanie, Liban, Turquie et Irak – à faire face aux conséquences de la guerre civile en Syrie sur leur territoire.

Le président américain avait levé le voile sur cette décision dans un discours prononcé à l’académie militaire de West Point dans lequel il avait annoncé la création d’un fonds de 5 milliards de dollars pour financer la lutte contre le terrorisme. L’enveloppe de 1,5 milliard, y compris les 500 millions dédiés à l’entraînement et l’équipement de l’opposition modérée, s’inscrivent dans ce budget, précise la Maison Blanche.

« Si nous continuons de croire qu’il n’y a pas de solution militaire à la crise et que les Etats-Unis ne doivent pas envoyer de troupes combattre en Syrie, cette requête (au Congrès) marque un pas supplémentaire pour aider le peuple syrien à se défendre contre les attaques du régime et repousser le nombre croissant d’extrémistes comme l’EIIL« , plaide la présidence.

Source : Afp, Reuters, NY Time, l’Orient le Jour, Irak today, al-hodaonline, OSDH,Agence Sana, Agence d’information de la presse de la république islamique d’Iran (IRNA)