The Arakan Rohingya Union et the Global Rohingya Center rejetent la carte verte du Myanmar

Lors d'une réunion d'urgence, convoquée par le président Cheikh Abdullah Maruf, les organisations représentatives des Rohingya (The Arakan Rohingya Union et the Global Rohingya Center) ont conjointement rejeté l'offre de la carte verte proposer par le gouvernement du Myanmar à La Mecque le 24 juillet dernier. Dans cette déclaration de politique générale qui a été publié , il est précisé le motif inavoué de cette offre par le gouvernement du Myanmar (Birmanie). Offre qui ferait suite à des pressions diplomatiques internationales voulant prouver que les musulmans Rohingya(s) sont des « migrants illégaux d'origine Bangali ».

Shiekh Abdullah Maruf a averti que la réalisation et l’acceptation de cette carte de 2 ans (en terme de validité), ne confère aucun droit de citoyenneté et pourrait s’avérer être – une arme – utile contre les musulmans afin de les expulser, avec comme motif que cette carte s’apparente tout juste à une carte de séjour ou un visa !

Il a en outre déclaré que l'Arakan (Rakhin aujourd'hui) avait été autrefois un État indépendant sous les souverains musulmans, jusqu'en 1784, où les Rohingya(s) musulmans et bouddhistes vivaient en harmonie.

« Depuis l'indépendance du pays, sous la tutelle des Britanniques, les musulmans Rohingya(s) sont livrés à la merci des bouddhistes nationalistes du Myanmar (Birmanie) » , qui n’est rien d’autre qu’un génocide…

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Il faut rappeler qu’un programme similaire, dénommé à l’époque « carte blanche », avait été proposé par le gouvernement du Myanmar (Birmanie) en 1990, ce dernier avait abouti à déclarer les musulmans Rohingya(s) comme des étrangers et des immigrants illégaux.

En Australie : Un enfant en détention durant 1113 jours et seulement 25 réfugiés rohingya(s) ont été acceptés

Un enfant a été maintenu en détention – dans un centre de rétention – durant au moins 1113 jours (soit un peu plus de 37 mois) et le gouvernement du premier ministre Tony Abbott n’a accepté seulement que 25 réfugiés rohingya(s) malgré des milliers de personnes fuyant les persécutions, ce qui a soulevé de vives critiques des diverses associations et des défenseurs des droits.

Des révélations alarmantes, suite à une enquête du Sénat, faisant état d’un enfant – demandeur d'asile – qui est en détention dans le centre – de rétention – de Nauru, qui nécessite un traitement médical après qu'il aurait été violé par un autre détenu dans la douche.

Cette enquête révèle ainsi 67 cas d'enfants maltraités…

Ces révélations sortent au grand jour alors que la chef adjoint du travail Tanya Plibersek a déclaré vendredi que l'Australie devrait doubler sa capacité à accueillir des réfugiés. Mais d'un autre côté, il se prépare un débat conflictuel sur l'opportunité d'adopter une politique de blocage des bateaux et de retour des demandeurs d'asile.

Elle a insisté sur le fait que tous les enfants doivent être libérés.

Une famille Rohingya représenté dans May, qui est arrivé par bateau en province indonésienne d'Aceh
Une famille Rohingya arrivé par bateau dans la province indonésienne d'Aceh. (photo Reuters)

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Les informations fournies par le ministère de l'Immigration et de la protection des frontières, publié par un comité dépendant du Sénat, ont montré qu’à la fin du mois de mai 2015, il y avait 136 enfants en centre de rétention.

La durée moyenne d'un enfant en détention est actuellement de 335 jours – contre 295 jours avec le gouvernement précédent et l’afflux de réfugiés. Mais la plus longue durée enregistrée à ce jour était de 1113 jours, soit plus de trois ans.

Le département a indiqué que l'un des parents de l'enfant a fait l'objet de « graves atteintes à la loi« . On apprend ainsi que des fonctionnaires avaient offert de séparer la famille, ce qui aurait fait que les enfants pouvaient être déplacés hors des lieux de détention.

Claire Hammerton, un porte-parole de Chilout, qui milite pour que les enfants de réfugiés soient libérés et ne se retrouvent plus en détention, a déclaré que « les droits de chaque enfant doivent être respectés, peu importe la façon dont ils viennent dans ce pays et indépendamment des actions de leurs parents« .

Un porte-parole du ministre de l'Immigration, Peter Dutton a déclaré que le gouvernement ne voulait pas d'enfants en détention, mais les cas restants étaient « les plus difficile ».

Des milliers de Rohingya(s) ont été abandonnés par des trafiquants humains et repoussés en mer par l'Indonésie, la Thaïlande et la Malaisie. Des centaines d’entre eux ont péri en tentant de traverser la baie du Bengale.

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Le Premier ministre Tony Abbott (Photo de Alex Ellinghausen)
Le Premier ministre Tony Abbott (Photo de Alex Ellinghausen)

Le Premier ministre Tony Abbott répond : « Non, Non, Non », lorsqu'on lui demande, si l'Australie fera plus pour aider et soulager les réfugiés Rohingya(s).

La sénatrice – écologiste-, Sarah Hanson-Young a expliquer que le gouvernement avait pour aider les réfugiés Rohingya(s) « pratiquement rien fait« , décrivant la position comme « absolument honteuse« .

Une porte-parole du ministère a déclaré que le programme humanitaire de l'Australie « répond à des situations humanitaires, et les dispsitions afin d'assurer une éventuelle installation – des réfugiés – varie d'année en année« .

Sources : Islamique International Press, Reuters, Roar Lion, Associated Press…