Timeline photo : Yamen Achemd Abu Jaber à quatre ans…..

Yamen Achemd Abu Jaber, à quatre ans, il est avec son oncle, Adnan Abu Jaber, à Nussarat, dans la bande de Gaza.

Yamen fût gravement brûlé lorsque la maison de sa famille a été touchée par une frappe aérienne de l’occupant zioniste sur le camp de réfugiés d’El Bourj à Gaza. Dix-huit membres de sa famille ont été tués, y compris sa mère, son père, son grand-père et sa sœur âgée de 5 ans. Adnan essaie de prendre soin du fils orphelins de son frère et explique que le jeune garçon se réveille souvent pendant la nuit en hurlant a cause de ses cauchemars. Qu’Allah lui soulage ses peines ainsi qu’à tous ceux ou celles qui sont dans la même peine. (photo de Heidi Levine)

« DES ENFANTS » de Gibran Khalil Gibran

Et une femme qui portait un enfant dans les bras dit :

Parlez-nous des Enfants.

Et il dit :

Vos enfants ne sont pas vos enfants.

Ils sont les fils et les filles de l’appel de la Vie à elle-même, ils viennent à travers vous mais non de vous.

Et bien qu’ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas. Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées, car ils ont leurs propres pensées.

Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes, car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter, pas même dans vos rêves.

Vous pouvez vous efforcer d’être comme eux, mais ne tentez pas de les faire comme vous.

Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s’attarde avec hier.

Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés.

L’Archer voit le but sur le chemin de l’infini, et Il vous tend de Sa puissance pour que Ses flèches puissent voler vite et loin.

Que votre tension par la main de l’Archer soit pour la joie; Car de même qu’Il aime la flèche qui vole, Il aime l’arc qui est stable.

Gibran Khalil Gibran est un poète et peintre libanais, né le 6 janvier 1883 à Bcharré (Liban) et mort le 10 avril 1931 à New York. Il a séjourné en Europe et passé la majeure partie de sa vie aux États-Unis. Publié en 1923 et composé de vingt-six textes poétiques, son recueil Le Prophète est devenu particulièrement populaire pendant les années 1960 dans le courant de la contre-culture et les mouvements New Age. Certains ont comparé Gibran à William Blake, et il est parfois appelé par l’écrivain Alexandre Najjar, le «Victor Hugo libanais ». Il était chrétien catholique de rite maronite.